A/HRC/39/69
érythréens et soudanais. Le 21 mars, à l’occasion de la Journée internationale pour
l’élimination de la discrimination raciale, le Groupe de travail, la Rapporteuse spéciale sur
les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de
l’intolérance qui y est associée et le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale
avaient publié une déclaration conjointe exhortant les États à prendre des mesures contre la
résurgence de la haine et la discrimination structurelle. Le 26 mars 2018, le Groupe de
travail s’était associé à une déclaration faisant part de la vive inquiétude suscitée par le
meurtre de Marielle Franco, éminente afro-brésilienne défenseure des droits de l’homme,
qui avait dénoncé le recours à la force par l’armée, à Rio de Janeiro (Brésil). Le 27 avril
2018, le Groupe de travail avait publié une déclaration pour exprimer sa profonde
préoccupation face aux cas de personnes d’ascendance africaine et issues de minorités
ethniques décédées durant leur garde à vue au Royaume-Uni, ravivant les préoccupations
concernant l’existence d’un « racisme structurel ».
18.
À la suite de la session interne du Groupe de travail en novembre 2017 et de la
réunion régionale sur la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine
tenue les 25 et 26 novembre, le Groupe de travail avait organisé une réunion sur la lutte
contre les stéréotypes raciaux visant les personnes d’ascendance africaine, réunion à
laquelle avaient participé des membres du Comité pour l’élimination de la discrimination
raciale et plusieurs activistes de la société civile. Les débats avaient porté sur les questions
de la perception, de la représentation, des stéréotypes historiques et de l’image médiatique,
des préjugés raciaux et des stéréotypes dans le secteur de la justice, des stéréotypes dans les
domaines de l’éducation, du logement, de l’emploi et de la santé, et les questions de genre,
ainsi que sur d’autres stéréotypes dont étaient victimes les personnes d’ascendance
africaine. Les participants avaient débattu des bonnes pratiques pour lutter contre ces
stéréotypes. Le Groupe de travail prévoyait d’élaborer un rapport thématique sur la base des
débats de la réunion et de ses travaux en cours.
19.
Le Groupe de travail avait continué de nouer des liens plus étroits avec les
institutions financières et les institutions d’aide au développement. Il avait commencé à
élaborer un projet de directives opérationnelles sur les objectifs de développement durable
en relation avec les personnes d’ascendance africaine. Il entendait tester ces directives sur
le terrain en collaborant avec les autorités et partenaires nationaux en vue de promouvoir
les droits de l’homme des personnes d’ascendance africaine dans les processus de
programmation nationaux. Au cours de la période à l’examen, deux membres du Groupe du
travail, M. Reid et M. Balcerzak, avaient pris part, le 13 juillet 2017, à une table ronde sur
les mécanismes internationaux relatifs aux droits de l’homme et le rôle des institutions
nationales des droits de l’homme dans l’appui à la mise en œuvre du Programme de
développement durable à l’horizon 2030, tenue à New York durant le forum politique de
haut niveau sur les objectifs de développement durable. Le Groupe de travail s’était
également réuni le 3 novembre 2017 à New York avec le Groupe des Nations Unies pour le
développement au sujet des directives opérationnelles, et avait reçu des avis précieux.
20.
Le Président a donné la parole aux États Membres. Le représentant du Brésil a
indiqué que l’année précédente son pays avait présenté, avec plusieurs autres États
Membres, une résolution sur l’élaboration d’un projet de déclaration sur la promotion et le
plein respect des droits de l’homme des personnes d’ascendance africaine. L’orateur a
réaffirmé l’appui du Brésil à une telle déclaration et a souligné l’importance de la lutte
contre les formes multiples et croisées de discrimination. Il a exhorté tous les États
Membres et les parties prenantes concernées à débuter les négociations sur le projet de
déclaration, ce qui serait un résultat concret de la Décennie internationale des personnes
d’ascendance africaine. Il a recommandé de créer une instance internationale pour la
question des personnes d’ascendance africaine. Le représentant du Togo, au nom du
Groupe des États d’Afrique, s’est dit enthousiaste à l’idée de donner suite aux processus
recommandés dans la Déclaration et le Programme d’action de Durban en vue de
sensibiliser le public aux effets qu’avaient encore aujourd’hui l’esclavage et le colonialisme
sur les personnes d’ascendance africaine. Le représentant du Pérou a indiqué que son pays
était un des coauteurs de la résolution mentionnée par le Brésil. Le représentant du Canada
a indiqué que, le 30 janvier 2018, le Premier Ministre de son pays avait officiellement
reconnu la Décennie internationale. Les représentants d’Haïti et de la République
bolivarienne du Venezuela se sont déclarés satisfaits de la participation de leurs pays
respectifs à la session du Groupe de travail.
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GE.18-13434
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