A/HRC/47/38 c) De définir par la voie législative un large éventail de réparations en cas de violations des droits en matière de santé sexuelle et procréative, et de veiller à ce des réparations soient offertes, notamment au moyen de mesures structurelles, telles que des garanties de non-répétition ; d) De prendre des mesures efficaces pour mettre fin à la violence et au harcèlement dont sont victimes les défenseurs et les défenseuses qui militent en faveur des droits à la santé sexuelle et procréative, et veiller à ce que les responsables aient à répondre de leurs actes ; e) D’appliquer pleinement les recommandations des mécanismes internationaux relatifs aux droits de l’homme et les décisions légales des instances et tribunaux nationaux et régionaux qui reconnaissent les droits des femmes et des filles en matière de santé sexuelle et procréative ; f) De prendre des mesures pour que les prestataires de services de santé s’acquittent de leurs obligations professionnelles en respectant les droits de l’homme et se conforment à leurs obligations éthiques. 4. Garantir la participation des femmes et des filles et encourager les hommes à assumer leur responsabilité 79. Le Groupe de travail recommande aux États : a) D’accroître la représentation et la participation effective des femmes et des filles à la prise de décision à tous les niveaux et d’assurer la parité entre les sexes, y compris dans le cadre des initiatives de prévention, de gestion et de relèvement liées à une crise ; b) De faire participer systématiquement les organisations féministes et les organisations de défense des droits des femmes à l’élaboration, à la mise en œuvre, au suivi, à l’évaluation et à l’amélioration constante des lois, des politiques et des pratiques relatives à la santé sexuelle et procréative, ainsi qu’au recensement et à la suppression des obstacles ; c) De mettre en place des initiatives de participation qui favorisent l’autonomisation et qui soient inclusives, accessibles et non discriminatoires, en accordant une attention particulière aux femmes et aux filles qui ont été touchées de manière disproportionnée par la crise, notamment les groupes privés de droits et victimes de marginalisation, telles que les migrantes, les réfugiées et les personnes déplacées ; d) D’intégrer les questions relatives au genre, à l’âge, au handicap et à l’interculturalité dans toutes les politiques et pratiques, et de promouvoir le leadership des femmes et des jeunes ; e) De favoriser la participation et la responsabilisation des hommes pour lutter contre le sexisme, la misogynie, la violence et la masculinité toxique généralisés et pour promouvoir les droits des femmes et des filles en matière de santé sexuelle et procréative. 5. Repousser les idéologies conservatrices et antidroits de l’homme, et combattre la désinformation. 80. Le Groupe de travail recommande aux États : a) De lutter activement contre les idéologies religieuses conservatrices et les idéologies politiques raciales qui nuisent à l’égalité des sexes ; b) De s’opposer à la désinformation et aux positions religieuses qui entravent l’exercice des droits des femmes et des filles à la santé sexuelle et procréative ; c) De veiller à ce que l’aide et l’assistance internationales, y compris l’aide humanitaire, soient fournies et mises en œuvre conformément aux normes relatives aux droits de l’homme et donnent la priorité au respect des droits fondamentaux des femmes et des filles, sans restrictions préjudiciables ; 24 GE.21-05607

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