A/HRC/RES/56/5
Réaffirmant le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et les objectifs
de développement durable qui y figurent, en particulier l’objectif de développement durable
no 4, qui vise à assurer une éducation équitable, inclusive et de qualité, y compris l’éducation
de la petite enfance et l’enseignement primaire, secondaire et supérieur et la formation
technique et professionnelle, et qui s’accompagne de cibles visant à faire en sorte que, d’ici
à 2030, tous les enfants suivent, sur un pied d’égalité, un cycle complet d’enseignement
primaire et secondaire gratuit et de qualité les dotant d’acquis véritablement utiles, et tous les
enfants aient accès à des services de développement et de prise en charge de la petite enfance
et à une éducation préprimaire de qualité qui les préparent à suivre un enseignement primaire,
Se déclarant profondément préoccupé par le fait qu’un nombre important de pays
n’ont fait que des progrès limités s’agissant de faire augmenter les taux de participation à
l’éducation de la petite enfance et les taux d’achèvement du cycle secondaire, en particulier
en ce qui concerne les enfants appartenant à des familles à faible revenu et marginalisés ou
vulnérables,
Conscient que le droit à l’éducation est un droit aux effets multiplicateurs qui
contribue à donner à toutes les femmes et à toutes les filles les moyens de réaliser leurs droits
humains, y compris le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible,
le droit de participer à la conduite des affaires publiques et à la vie économique, sociale et
culturelle, et le droit de participer pleinement et effectivement, dans des conditions d’égalité,
à la prise de décisions qui façonnent la société, et conscient également des effets
transformateurs que peut avoir l’éducation pour chaque fille,
Se déclarant profondément préoccupé par le fait que, selon l’Organisation des
Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, 250 millions d’enfants, d’adolescents
et de jeunes ne sont pas scolarisés, principalement au niveau secondaire, que, selon le Fonds
des Nations Unies pour l’enfance, près de 50 % des enfants d’âge préprimaire dans le monde
− au moins 175 millions − ne sont pas inscrits dans l’enseignement préprimaire, que les coûts
incombant aux élèves ou à leur famille, les inégalités sociales et le manque d’infrastructures
aux niveaux préprimaire et secondaire restent des obstacles importants à l’accès à l’éducation
dans de nombreux pays, et que les filles restent plus susceptibles d’être exclues de
l’éducation,
Notant que les titulaires de mandat au titre de ses procédures spéciales et les organes
conventionnels ont souligné qu’assurer la gratuité de l’enseignement supposait de supprimer
non seulement les frais de scolarité mais aussi les coûts indirects, y compris le coût des livres,
du matériel scolaire, des uniformes, des transports, des examens, des services de chauffage,
d’électricité et d’approvisionnement en eau et des services de sécurité, de l’adhésion aux
associations de parents d’élèves, de la rémunération des enseignants bénévoles, de l’internat
lorsque les parents n’ont pas d’autre choix et, de plus en plus souvent, des appareils
numériques et de l’accès à Internet, et de proposer des déjeuners gratuits, en particulier à
ceux qui ne peuvent faire face à de telles dépenses,
Prenant note de la Déclaration de la jeunesse sur la transformation de l’éducation,
dans laquelle des jeunes ont demandé aux décideurs d’éliminer tous les obstacles juridiques,
financiers et systémiques qui empêchent des élèves d’accéder à l’éducation et d’y participer
pleinement,
Affirmant qu’il est nécessaire d’assurer l’égalité d’accès aux possibilités d’éducation
et de réduire les inégalités en matière de résultats scolaires, notamment en éliminant les lois,
politiques et pratiques discriminatoires,
Se félicitant des mesures prises à tous les niveaux, y compris par des pays à faible
revenu ou à revenu intermédiaire, pour faire en sorte, à titre prioritaire, que l’enseignement
préprimaire et secondaire soit gratuit et accessible pour tous les enfants, et allouer à cette fin
des ressources suffisantes, malgré les difficultés économiques et financières,
Conscient des avantages à long terme de l’éducation, y compris l’éducation visant
l’acquisition d’une habilité et de compétences numériques, s’agissant de promouvoir la
croissance économique, le développement, la stabilité sociale et l’autonomisation des
personnes, et exhortant les États à envisager de recourir aux mécanismes financiers
innovants, à des partenariats internationaux et à des mesures stratégiques efficaces pour faire
en sorte que tous les enfants, et en particulier les enfants marginalisés ou vulnérables,
reçoivent une éducation de qualité sans se heurter à des obstacles financiers,
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GE.24-12789