A/RES/64/299
d) Améliorer la qualité et l’efficacité de la prestation des services de soins
de santé, en appliquant des formules coordonnées pour offrir des services intégrés à
l’échelle nationale, en développant les structures polyvalentes et en intégrant,
lorsqu’il y a lieu services de santé et services relevant d’autres secteurs, comme
l’eau et l’assainissement ;
e)
Tenir l’engagement pris au niveau international d’aider les pays à
renforcer leurs systèmes de santé afin qu’ils offrent des prestations à des conditions
équitables, première étape de la mise sur pied d’un dispositif intégré comprenant le
financement des services de santé, la formation et la fidélisation du personnel de
santé, l’achat et la distribution de médicaments et de vaccins, l’infrastructure, les
systèmes d’information et la prestation de services ;
f)
Renforcer l’infrastructure, accroître les ressources humaines et
techniques et développer les établissements de soins, afin d’améliorer les systèmes
de santé et de faire en sorte que les services de soins soient accessibles, d’un coût
abordable et de qualité, en particulier dans les zones rurales et les régions reculées,
et que la population ait durablement accès à l’eau potable et à des services
d’assainissement de base, en gardant à l’esprit l’engagement qui a été pris de réduire
de moitié, à l’horizon 2015, le pourcentage de la population mondiale qui n’a pas
accès durablement à l’eau potable et à des services d’assainissement de base, dans le
cadre de la lutte contre les maladies transmises par l’eau ;
g) Insister sur l’intérêt des démarches multisectorielles et interministérielles
dans la formulation et la mise en œuvre des politiques nationales de promotion et de
protection de la santé publique et réaffirmer que c’est aux gouvernements que
revient le rôle central, avec le concours des organisations de la société civile, y
compris le monde universitaire et le secteur privé, dans la mise en œuvre des
stratégies et plans d’action nationaux de prestation de services sociaux, et que c’est
d’eux que dépendent avant tout les progrès dans la prestation à des conditions
équitables des services de santé ;
h) Améliorer la gouvernance dans le secteur de la santé au niveau national,
avec notamment le concours de la société civile, du secteur privé et d’autres parties
prenantes concernées, et renforcer au besoin l’appui international, afin que les
systèmes nationaux de santé soient viables, bien préparés et capables de faire face,
notamment, aux crises et aux pandémies ;
i)
Arrêter des politiques et prendre des mesures propres à promouvoir
l’éducation en matière de santé, notamment celle des jeunes, afin de remédier à
l’ignorance actuelle des questions de santé et, dans certains cas, de décourager les
pratiques préjudiciables qui entravent considérablement l’accès des femmes et des
enfants aux services de santé, ainsi que de garantir le respect des droits de l’homme,
de promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, conditions
nécessaires à la protection de la santé des femmes et des filles, et de faire reculer la
stigmatisation des personnes vivant avec le VIH et le sida ;
j)
Encourager l’utilisation de systèmes nationaux de collecte de données, de
suivi et de contrôle qui permettent de suivre l’évolution de la répartition par sexe de
l’accès aux services de soins de santé et de faire remonter rapidement l’information
nécessaire pour améliorer l’efficacité et la qualité des systèmes de santé ;
k)
Renforcer l’efficacité des systèmes de santé et des interventions
éprouvées, pour faire face à l’évolution des problèmes de santé, tels que l’incidence
accrue des maladies non transmissibles, des accidents de la circulation routière
graves ou mortels et des risques environnementaux et professionnels ;
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