A/RES/64/299
13. Nous savons que la paix et la sécurité, le développement et les droits de
l’homme sont les piliers du système des Nations Unies et les conditions
fondamentales de la sécurité et du bien-être collectifs. Nous savons également que
le développement, la paix et la sécurité et les droits de l’homme sont
interdépendants et se renforcent mutuellement. Nous réaffirmons que l’adhésion à
nos valeurs fondamentales communes, notamment la liberté, l’égalité, la solidarité,
la tolérance, le respect de tous les droits de l’homme, la préservation de la nature et
le partage des responsabilités, est une condition primordiale de la réalisation des
objectifs du Millénaire.
14. Nous sommes convaincus que l’Organisation des Nations Unies, forte de son
universalité, de sa légitimité et d’un mandat qui lui confère un rôle irremplaçable,
apporte une contribution vitale à la promotion de la coopération internationale pour
le développement et à l’accélération de la réalisation des objectifs de développement
arrêtés par la communauté internationale, y compris les objectifs du Millénaire.
Nous réaffirmons que pour faire face aux problèmes que pose l’évolution de la
situation dans le monde, nous avons besoin d’une Organisation suffisamment forte.
15. Nous avons conscience que tous les objectifs du Millénaire sont
interdépendants et complémentaires. Aussi insistons-nous sur la nécessité de les
poursuivre d’une manière globale et intégrée.
16. Conscients de la diversité de la planète, nous savons que toutes les cultures et
toutes les civilisations apportent à l’humanité une contribution enrichissante. Nous
insistons sur l’importance que revêt la culture en tant que facteur du développement
et sur ce qu’elle apporte à la réalisation des objectifs du Millénaire.
17. Nous demandons à la société civile, c’est-à-dire aux organisations non
gouvernementales, aux associations bénévoles et aux fondations, au secteur privé et
aux autres parties prenantes concernées, à l’échelon local, national, régional et
mondial, d’accroître sa contribution à l’effort de développement des pays ainsi qu’à
la réalisation des objectifs du Millénaire d’ici à 2015 et, en tant que gouvernements,
nous nous engageons à associer ces parties prenantes à notre action.
18. Nous donnons acte aux parlements nationaux de la part qu’ils prennent à
l’action entreprise pour faire en sorte que les objectifs du Millénaire soient atteints
d’ici à 2015.
Un constat mitigé : des succès, des progrès inégaux, des obstacles,
des chances à saisir
19. Nous mesurons les efforts considérables que les pays en développement ont
faits pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement et les succès
remarquables enregistrés par ceux qui ont atteint certains des objectifs
intermédiaires. Des succès ont été remportés dans la lutte contre l’extrême pauvreté,
le relèvement des taux de scolarisation et la santé des enfants, la réduction des taux
de mortalité parmi les enfants de moins de 5 ans, l’élargissement de l’accès à l’eau
potable, le renforcement de la prévention de la transmission du VIH de mère à
enfant, l’élargissement de l’accès aux moyens de prévention et de traitement du
VIH/sida, et la lutte contre le paludisme, la tuberculose et les maladies tropicales
négligées.
20. Nous nous rendons compte qu’il reste fort à faire pour atteindre les objectifs
du Millénaire, les progrès étant inégaux suivant les régions, d’un pays à l’autre et à
l’intérieur de chaque pays. La prévalence de la faim et de la malnutrition a de
nouveau augmenté de 2007 à 2009, annulant en partie les progrès antérieurs. Ce
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