Les filles
A/RES/72/154
persistantes et les phénomènes météorologiques extrêmes, la dégradation des terres,
l’élévation du niveau de la mer, l’érosion du littoral et l’acidification des océans,
autant de facteurs qui aggravent les menaces pesant sur la santé et la sécurité
alimentaire et sapent un peu plus les efforts visant à éliminer la pauvreté et à assurer
un développement durable, et prenant note à cet égard de la mise en œuvre de
l’Accord de Paris conclu au titre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les
changements climatiques 17,
Vivement préoccupée par le fait que la situation des filles vivant dans un foyer
dirigé par un enfant demeure extrêmement difficile, et par le fait que la pauvreté, les
conflits armés, les aléas climatiques ou autres, les catastrophes naturelles, les
épidémies, notamment les conséquences de l’épidémie de VIH/sida, et autres
situations d’urgence humanitaire contribuent à l’augmentation du nombre de foyers
dirigés par un enfant et forcent ces enfants, en particulier les filles, à assumer des
responsabilités d’adulte, comme celle d’être le principal soutien financier du foyer et
de s’occuper de leurs plus jeunes frères et sœurs, et les rendent particulièrement
vulnérables face à la pauvreté, aux violences, en particulier physiques et sexuelles, et
à la discrimination, ce qui entrave gravement leur épanouissement, constitue une
violation de leurs droits fondamentaux ou les empêche d’en jouir pleinement,
Vivement préoccupée également par le manque persistant d’informations et de
statistiques récentes ventilées par sexe sur le statut des enfants vivant dans des foyers
dirigés par un enfant, informations dont les États Membres et les organismes des
Nations Unies ont besoin pour concevoir des mesures appropriées,
Consciente que les femmes et les filles sont davantage exposées à l’infection
par le VIH et que les conséquences de l’épidémie de VIH/sida pèsent sur elles de
manière disproportionnée, eu égard notamment aux soins et aux travaux domestiques
liés aux soins et au soutien apportés aux personnes vivant avec le VIH/sida ou
touchées par la maladie, qu’elles assurent sans être rémunérées, et que cette situation
porte préjudice aux filles en les privant de leur enfance et en réduisant leurs chances
de recevoir une éducation, le résultat étant souvent qu’elles se retrouvent à la tête de
leur foyer et qu’elles sont encore plus vulnérables aux pires formes de travail des
enfants et à l’exploitation sexuelle,
Notant avec préoccupation que des millions de filles sont astreintes aux pires
formes de travail, notamment après avoir été victimes de traite ou touchées par des
conflits armés et des urgences humanitaires, que les enfants qui n’ont pas de
nationalité ni d’acte de naissance sont exposés à la traite des personnes et au travail
des enfants et que beaucoup d’enfants assument une double charge, à savoir qu’ils
doivent, en plus de leurs activités économiques, assurer des tâches non rémunérées
de soins et de travaux domestiques, ce qui les prive de leur enfance et les empêche de
jouir pleinement de leur droit à l’éducation, et réduit leurs chances de trouver plus
tard un emploi décent, et notant à ce propos qu’il faut prendre en compte, réduire et
redistribuer la part disproportionnée des soins et travaux domestiques non rémunérés
assumée par les filles,
Constatant que les filles courent souvent de plus grands risques d ’être exposées
et de se heurter à diverses formes de discrimination, de violence et de travail forcé,
ce qui risque, entre autres choses, d’entraver l’action menée pour réaliser les objectifs
de développement durable, en particulier ceux liés à l’égalité des sexes et à
l’autonomisation des filles, et réaffirmant qu’il faut parvenir à l’égalité des sexes pour
instaurer un monde juste et équitable pour les filles, notamment en travaillant en
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17-22960
Voir FCCC/CP/2015/10/Add.1, décision 1/CP.21, annexe.
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