A/RES/72/154
Les filles
femmes 2 et la Convention relative aux droits des personnes handicapées 3, ainsi que
les Protocoles facultatifs s’y rapportant 4, ou d’y adhérer ;
3.
Exhorte tous les États qui ne l’ont pas encore fait à envisager de ratifier la
Convention de 1973 sur l’âge minimum (n o 138) 19 et la Convention de 1999 sur les
pires formes de travail des enfants (n o 182) 20 de l’Organisation internationale du
Travail, ou d’y adhérer ;
4.
Exhorte les États à concevoir des programmes qui promeuvent l’égalité
des sexes et l’autonomisation des toutes les femmes et de toutes les filles, ainsi que
l’accès, sur un pied d’égalité, aux services sociaux de base, tels que l’éducation, la
nutrition, l’approvisionnement en eau et l’assainissement, l’enregistrement des
naissances, les soins de santé, la vaccination et la protection contre les maladies qui
tuent le plus, y compris les maladies non transmissibles, ou à revoir ceux qui existent,
et à tenir compte de la problématique femmes-hommes dans tous les programmes et
politiques de développement, notamment ceux qui s’adressent spécifiquement aux
filles ;
5.
Exhorte également les États à améliorer la situation des filles qui vivent
dans la pauvreté, y compris l’extrême pauvreté, et qui sont privées d’une alimentation
nutritive, d’approvisionnement en eau et d’assainissement adéquats et ont peu ou pas
accès aux services élémentaires de santé physique et mentale, au logement, à
l’éducation, à la participation et à la protection ;
6.
Est consciente que, pour garantir à tous un accès égal et équitable à un
enseignement de qualité, il faut transformer les systèmes éducatifs, en tenant compte
de la problématique femmes-hommes dans les programmes scolaires, le
développement des infrastructures et la formation des enseignants, et prie à cet égard
les États d’investir dans un enseignement de qualité, notamment en mobilisant un
financement adéquat, afin que toutes les filles, y compris celles qui sont marginalisées
ou en situation de vulnérabilité, jouissent de leur droit à l ’éducation ;
7.
Note le rôle que joue l’Organisation des Nations Unies, qui aide les
gouvernements nationaux à mettre en œuvre le Programme de développement durabl e
à l’horizon 2030 21 et à réaliser le droit des filles à l’éducation ;
8.
Demande aux États de reconnaître le droit à l’éducation fondé sur l’égalité
des chances et la non-discrimination en rendant l’enseignement primaire obligatoire
et gratuit pour tous les enfants, y compris en milieu rural, et en veillant à ce que tous
les enfants aient un accès équitable à un enseignement de qualité et à ce que
l’enseignement secondaire et supérieur soit accessible à tous, grâce en particulier à
l’instauration progressive de la gratuité de l’enseignement secondaire, sans perdre de
vue que les mesures spéciales destinées à garantir l’égalité d’accès, y compris la
discrimination positive, l’accès sans entrave à l’éducation, notamment en offrant aux
familles davantage d’incitations financières, l’amélioration de la sécurité des filles
sur le chemin de l’école, les mesures visant à faire en sorte que toutes les écoles soient
accessibles en toute sûreté et sécurité et exemptes de violence, et la mise à disposition
d’installations sanitaires conformes aux règles d’hygiène, séparées et adaptées,
contribuent à assurer l’égalité des chances et à combattre l’exclusion, ainsi qu’à
encourager la fréquentation scolaire, en particulier des filles et des enfants issus de
familles à faible revenu ou chefs de famille ;
9.
Demande à tous les États de mettre davantage l’accent sur une éducation
de qualité pour les filles, notamment en dispensant des cours de rattrapage et
__________________
19
20
21
6/13
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1015, n o 14862.
Ibid., vol. 2133, n o 37245.
Résolution 70/1.
17-22960