A/RES/59/154
combattre les enlèvements et séquestrations et d’y mettre un terme, ainsi que de
prêter assistance aux victimes », dans laquelle le Conseil a prié le Secrétaire général
d’accorder, en faisant appel à des ressources extrabudgétaires ou des contributions
volontaires, une assistance technique aux pays qui en feraient la demande, pour leur
permettre de renforcer leurs capacités d’action contre les enlèvements et
séquestrations, et de présenter un rapport sur ce sujet à la Commission pour la
prévention du crime et la justice pénale à sa treizième session,
Condamne et rejette énergiquement une fois de plus la pratique de
1.
l’enlèvement et la séquestration, dans quelque circonstance et à quelque fin que ce
soit, en particulier lorsqu’elle est le fait de groupes criminels organisés et de
groupes terroristes ;
2.
Réaffirme que les groupes criminels organisés et les groupes terroristes,
au même titre que tous les auteurs, doivent répondre de tout dommage corporel ou
décès résultant des enlèvements et séquestrations dont ils sont responsables et être
punis en conséquence ;
3.
Prend note avec satisfaction du rapport du Secrétaire général 2, soumis en
application des résolutions du Conseil économique et social 2002/16 du 24 juillet
2002 et 2003/28, ainsi que des recommandations qu’il contient ;
4.
Encourage les États Membres à continuer de promouvoir la coopération
internationale, en matière d’extradition, d’entraide judiciaire, de collaboration entre
les services répressifs et d’échange d’informations en particulier, en vue de prévenir
et de combattre les enlèvements et séquestrations et d’y mettre un terme ;
5.
Engage les États Membres qui ne l’ont pas encore fait, pour poursuivre la
lutte contre les enlèvements et séquestrations, à renforcer les mesures prises contre
le blanchiment d’argent et à coopérer et s’entraider, notamment pour localiser,
détecter, geler et confisquer le produit des enlèvements et séquestrations, afin de
combattre les groupes criminels organisés et les groupes terroristes ;
6.
Prie instamment les États Membres qui ne l’ont pas encore fait
d’accorder une attention particulière aux dommages psychologiques, sociaux et
économiques considérables causés par les enlèvements et séquestrations, en
adoptant des mesures législatives, administratives ou autres pour fournir une
assistance et un soutien adéquats aux victimes et à leurs familles ;
7.
Prie l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime d’élaborer,
sous réserve que des ressources extrabudgétaires soient disponibles, un manuel
exposant à l’intention des autorités compétentes les pratiques déjà éprouvées et
celles qui paraissent intéressantes pour lutter contre les enlèvements et
séquestrations, notamment les mesures suivantes :
a) Mesures de prévention des enlèvements et séquestrations qui s’adressent
aux victimes potentielles ;
b) Mesures préventives visant à démanteler les groupes criminels organisés
et les groupes terroristes ;
c)
Coopération ou alliances stratégiques avec le secteur privé ;
d)
Réaction aux crises et gestion de ces situations ;
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E/CN.15/2004/7 et Add.1.
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