A/RES/67/231
Coopération internationale en matière d’aide humanitaire à la suite de catastrophes
naturelles : de la phase des secours à celle de l’aide au développement
tiendra à Genève du 19 au 23 mai 2013, et le Bilan mondial 2013 de la réduction des
risques de catastrophe,
Considérant que la troisième Conférence mondiale sur la réduction des risques
de catastrophe, qui se tiendra au Japon au début de 2015, aura pour objectif de faire
le bilan de la mise en œuvre du Cadre d’action de Hyogo et d’adopter un cadre pour
la réduction des risques de catastrophe après 2015,
Soulignant le caractère essentiellement civil de l’aide humanitaire,
Soulignant également que c’est à l’État sinistré qu’il incombe au premier chef
de lancer, d’organiser, de coordonner et d’exécuter les activités d’aide humanitaire
sur son territoire et de faciliter la tâche des organismes à vocation humanitaire qui
s’efforcent d’atténuer les effets des catastrophes naturelles,
Soulignant en outre qu’il incombe au premier chef à chaque État d’exécuter des
activités de réduction des risques de catastrophe, notamment par la mise en œuvre et
le suivi du Cadre d’action de Hyogo, ainsi que des interventions et des opérations de
relèvement rapide, afin de réduire au minimum les conséquences de ces catastrophes,
tout en mesurant l’importance de la coopération internationale à l’appui des efforts
des pays sinistrés dont les capacités peuvent être limitées dans ce domaine,
Exprimant sa profonde préoccupation face aux défis de plus en plus nombreux
auxquels font face les États Membres et les organismes des Nations Unies chargés
de l’action humanitaire, qui mettent à rude épreuve les capacités dont ceux-ci
disposent pour affronter les conséquences de catastrophes naturelles, du fait de
problèmes mondiaux, dont les effets des changements climatiques, les répercussions
que continue d’avoir la crise financière et économique mondiale, les incidences
néfastes de l’instabilité excessive du prix des denrées sur la sécurité alimentaire et
la nutrition, et d’autres facteurs clefs qui aggravent la vulnérabilité des populations
et leur exposition aux catastrophes naturelles et à leurs conséquences,
Se déclarant profondément préoccupée par le fait que ce sont les populations
urbaines et rurales pauvres du monde en développement qui sont le plus durement
frappées par l’augmentation du risque de catastrophe,
Consciente des incidences qu’a l’urbanisation rapide sur les catastrophes
naturelles et du fait que la préparation et les interventions en cas de catastrophe
urbaine exigent des stratégies adaptées de réduction des risques, notamment en
termes d’urbanisme, des stratégies de relèvement rapide à mettre en œuvre dès la
première phase des opérations de secours, et des stratégies d’atténuation, de
redressement et de développement durable,
Notant que la population locale est la première à intervenir dans la plupart des
catastrophes, soulignant que les moyens dont disposent les pays sont cruciaux pour
la réduction des risques de catastrophes naturelles, notamment la préparation aux
catastrophes, les interventions et le relèvement, et considérant qu’il faut aider les
États Membres à développer et à renforcer les capacités nationales et locales, qui
sont indispensables à l’amélioration de l’action humanitaire dans son ensemble,
Consciente du grand nombre de personnes touchées par les catastrophes
naturelles, notamment de déplacés, et du fait qu’il faut répondre aux besoins
humanitaires et de développement découlant, dans le monde entier, des
déplacements internes de personnes provoqués par les catastrophes naturelles, et
engageant tous les acteurs concernés à envisager d’appliquer les Principes directeurs
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