Coopération internationale en matière d’aide humanitaire à la suite de catastrophes
naturelles : de la phase des secours à celle de l’aide au développement
A/RES/67/231
36. Encourage les organismes des Nations Unies et les autres acteurs de
l’aide humanitaire et du développement à fournir un appui aux coordonnateurs de
l’action humanitaire et coordonnateurs résidents pour qu’ils soient mieux à même,
entre autres, d’aider les gouvernements des pays où ils sont en poste à se préparer
aux catastrophes et de coordonner les activités du même type menées par les
équipes de pays pour appuyer les initiatives nationales, et engage les organismes des
Nations Unies et les autres acteurs humanitaires concernés à renforcer encore les
moyens dont ils disposent pour assurer le déploiement rapide et souple de
spécialistes de l’action humanitaire pouvant prêter un appui aux gouvernements et
aux équipes de pays immédiatement après une catastrophe ;
37. Souligne qu’il faut mobiliser des ressources suffisantes, souples et
durables pour financer les activités de relèvement, de préparation et de réduction
des risques de catastrophe afin d’assurer un accès prévisible et rapide aux ressources
qu’exige l’aide humanitaire dans les situations d’urgence provoquées par des
catastrophes résultant de phénomènes naturels ;
38. Salue les réalisations du Fonds central pour les interventions d’urgence et
sa contribution à la promotion et à l’amélioration des interventions humanitaires
rapides, engage tous les États Membres et invite le secteur privé et toutes les
personnes et institutions intéressées à envisager d’accroître leurs contributions
volontaires au Fonds, y compris, lorsque cela est possible, en consentant au plus tôt
des engagements financiers pluriannuels, et souligne que ces contributions devraient
venir en complément des engagements actuels au titre des programmes humanitaires
et non en déduction des ressources allouées à la coopération internationale pour le
développement ;
39. Souhaite vivement que l’attention voulue soit accordée à la réduction des
risques de catastrophe et au renforcement de la résilience face aux catastrophes lors
de l’élaboration du programme de développement pour l’après-2015, et que ce
programme et le cadre pour la réduction des risques de catastrophe après 2015
soient conçus dans un souci de complémentarité et de cohérence ;
40. Invite les États Membres, le secteur privé et toutes les personnes et
institutions intéressées à envisager de verser des contributions volontaires à d’autres
mécanismes de financement de l’action humanitaire ;
41. Prie le Secrétaire général de continuer à améliorer les interventions
internationales faisant suite aux catastrophes naturelles, de lui rendre compte à ce
sujet à sa soixante-huitième session et de présenter dans son rapport des
recommandations sur les moyens à mettre en œuvre pour que l’assistance
humanitaire soit dispensée de manière à favoriser le passage de la phase des secours
à celle du développement.
61 e séance plénière
21 décembre 2012
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