CEDAW/C/GC/40
l)
Dispensent une éducation inclusive aux femmes et aux filles en
situation de handicap à tous les niveaux de l’éducation et dans tous les secteurs,
et luttent contre toutes les autres formes de discrimination dans le système
éducatif ;
m) Réduisent la fracture numérique entre les femmes et les hommes,
notamment par un accès gratuit/abordable à Internet, l’intégration de la culture
numérique à tous les niveaux de l’éducation, l’élaboration de mesures de
sensibilisation visant à éliminer les attitudes qui empêchent les femmes d’accéder
à Internet et aux appareils mobiles, l’octroi de subventions pour faciliter l’accès
des femmes et des filles aux appareils mobiles et aux abonnements, et l ’accès à
l’apprentissage tout au long de la vie en matière de culture numérique ;
n) Veillent à l’inclusion radicale des filles pour parvenir à la parité dans
les cursus d’études dans les domaines traditionnellement associés aux hommes
et aux garçons et dominés par eux, en particulier dans le domaine des STIM, et
éliminent les cas de biais de genre, de ségrégation professionnelle et de
harcèlement dans ces domaines, notamment en investissant massivement dans
des initiatives de sensibilisation et d’orientation professionnelle afin de faire
comprendre à la société que ces domaines sont tout aussi pertinents pour les
femmes et les filles ; intègrent dans les programmes scolaires à tous les niveaux,
y compris durant la petite enfance, des fondements en STIM et des possibilités
de spécialisation dans ces domaines adaptés à l’âge et accessibles ; brisent les
cloisonnements disciplinaires dans l’enseignement des STIM ; adoptent des
mesures spéciales temporaires pour parvenir à la parité dans les études et les
carrières dans les STIM, y compris des subventions financières pour couvrir les
coûts supplémentaires de l’enseignement des STIM ; lèvent les barrières à la
mobilité et soutiennent l’emploi des jeunes femmes et une filière dynamique,
y compris par la coopération avec le secteur privé, l’enseignement et la formation
techniques et professionnels et l’esprit d’entreprise dans ces domaines.
6.
Élimination de la violence à l’égard des femmes fondée sur le genre
et du harcèlement
36. La violence à l’égard des femmes fondée sur le genre renvoie aux formes de
discrimination visant les femmes en tant que telles ou qui touchent les femmes de
manière disproportionnée 42. Cette violence entrave gravement leur capacité de jouir
de leurs droits et libertés sur un pied d’égalité avec les hommes. Dans sa
recommandation générale n o 35 (2017), le Comité définit la violence à l’égard des
femmes fondée sur le genre comme prenant des formes diverses, comme les actes ou
omissions qui entendent ou peuvent provoquer ou entraîner un préjudice ou une
souffrance de nature physique, sexuelle, psychologique ou économique aux femmes,
voire leur mort. Cette violence s’exerce dans toutes les sphères de l’interaction
humaine, qu’elles soient publiques ou privées. Il peut s’agir de la famille, de la
communauté, des espaces publics, du lieu de travail, des loisirs, du monde politique,
du sport, des services de santé ou de l’éducation. Cette violence s’exerce également
en ligne ou dans les autres espaces numériques et prend également la forme de
violences structurelles, émotionnelles et économiques. Elle vise souvent les
défenseuses des droits humains, les femmes politiques, les militantes et les
journalistes. L’interdiction de la violence à l’égard des femmes fondée sur le genre
est devenue un principe du droit international coutumier, comme l’illustre la
recommandation générale n o 35 (2017).
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42
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Recommandation générale no 19 (1992) sur la violence à l’égard des femmes.
24-20036