CEDAW/C/GC/40
jeunes femmes confrontées à la violence à l’égard des femmes fondée sur le genre
qui est la conséquence des inégalités de pouvoir sur le lieu de travail ;
f)
Assurent la sécurité dans les bureaux de vote et pendant les élections,
et prévenir et réprimer les violences dans le cadre des élections ;
g) Veillent à ce que les entreprises de médias sociaux disposent de
systèmes adaptés à la région et au pays où elles sont implantées, pour réagir
immédiatement, efficacement et effectivement aux contenus générés par les
utilisateurs et l’intelligence artificielle qui constituent des violences en ligne à
l’égard des femmes fondées sur le genre et des faits de harcèlement, et fassent en
sorte que le principe de responsabilité soit appliqué par l’adoption et
l’application de lois et de réglementations internationales selon une approche
fondée sur les droits humains, en particulier les droits des femmes ;
h) Collectent et publient des données systématiquement ventilées sur
l’ampleur, les causes et les effets de la violence à l’égard des femmes dans le
processus décisionnel, ainsi que sur l’efficacité des mesures de prévention et
d’intervention, et adaptent et améliorent les systèmes et les mesures en place en
conséquence ;
i)
Appliquent une perspective intersectionnelle marquée dans toutes les
mesures prises.
7.
Représentation des organisations de défense des droits des femmes dans la prise
de décisions
40. Dans ses recommandations générales n o 23 (1997), n o 30 (2013) sur les femmes
dans la prévention des conflits, les conflits et les situations d’après conflit,
no 34 (2016), no 37 (2018) et no 39 (2022), le Comité appelle les États parties à veiller
à ce que les représentantes et représentants de la société civile soient consultés et
puissent façonner activement la formulation, l’application et le suivi des politiques
dans tous les domaines et à tous les niveaux. Actuellement, les espaces de consultation
avec les organisations de la société civile de défense des droits des femm es et des
filles sont limités et la plupart du temps non institutionnalisés, et la consultation est
souvent limitée à des questions étroitement perçues comme étant des « questions de
femmes », plutôt qu’à l’ensemble des questions politiques locales, nationales,
régionales et internationales.
41.
Le Comité recommande que les États parties :
a) Garantissent l’existence d’espaces sûrs et indépendants pour les
organisations de défense des droits des femmes et des filles, y compris les
organisations dirigées par des jeunes ou axées sur les jeunes, et pour les
défenseuses des droits humains, afin qu’elles puissent contribuer directement et
utilement à l’élaboration des politiques sur toutes les questions de portée locale,
nationale, régionale et internationale ;
b) Institutionnalisent
des
consultations
régulières,
sûres
et
indépendantes avec les organisations de la société civile de femmes et de filles et
les défenseuses des droits humains, notamment en ce qui concerne les défis
nouveaux et/ou ceux qui gagnent en importance et qui sont liés à la politique, à
la sécurité, à l’économie, à la technologie, à la santé et à l’environnement ;
c)
Donnent accès à un renforcement indépendant des capacités afin
d’élargir l’expertise des organisations de la société civile de femmes et de filles
et celle des défenseuses des droits humains pour qu’elles puissent participer à
tous les domaines de prise de décisions, y compris ceux qui ne sont pas
étroitement perçus comme étant des « questions de femmes », et pour élargir
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