A/RES/63/155
remédiant aux conséquences de toutes les formes de violence dirigées contre elles
pour leur santé, y compris en venant en aide aux victimes ;
q) En créant des centres intégrés qui offrent divers services d’hébergement,
d’aide juridique, de soins de santé, de soutien psychologique et de conseil, entre
autres, aux victimes de toutes les formes de violence à l’encontre des femmes, ou en
apportant un soutien à ceux qui existent et, lorsqu’il n’est pas encore possible d’en
créer, en favorisant la collaboration et la coordination interinstitutions, de façon à
faciliter l’accès des victimes à des recours ainsi que leur réadaptation physique et
psychologique et leur réinsertion sociale, et en leur assurant l’accès à ces services ;
r)
En veillant à ce que les victimes de la violence soient adéquatement et
complètement réadaptées et réintégrées à la société ;
s)
En veillant à ce que l’administration pénitentiaire et les services chargés
des libérations conditionnelles offrent des programmes de reclassement appropriés
aux auteurs d’actes de violence envers les femmes, ce qui est un moyen de prévenir
les récidives ;
t)
En encourageant et en nouant des partenariats avec les organisations non
gouvernementales, de femmes en particulier, d’autres intervenants et le secteur privé
en vue de mettre fin à la violence à l’égard des femmes ;
17. Demande à la communauté internationale, y compris les organismes des
Nations Unies et, le cas échéant, les organisations régionales et sous-régionales, de
soutenir les mesures prises à l’échelon national pour promouvoir l’autonomisation
des femmes et l’égalité des sexes, et de renforcer ainsi l’action menée à ce niveau
pour éliminer la violence dirigée contre les femmes et les filles et, compte tenu des
priorités nationales, d’aider les pays qui le demandent à élaborer et mettre à
exécution des plans d’action nationaux à cet effet, grâce notamment à l’aide
publique au développement et à d’autres formes d’aide appropriées, par exemple
pour faciliter la mise en commun des directives, des méthodes et des meilleures
pratiques ;
18. Souligne la contribution apportée par les tribunaux pénaux internationaux
spéciaux à l’action menée pour mettre fin à l’impunité, en veillant à ce que les
auteurs d’actes de violence à l’égard des femmes aient à en répondre et en soient
punis et le concours que peut apporter la Cour pénale internationale, et demande
instamment aux États d’envisager de ratifier d’urgence le Statut de Rome8, qui est
entré en vigueur le 1er juillet 2002, ou d’y adhérer ;
19. Se félicite des mesures prises par plusieurs organismes des Nations Unies
pour examiner, dans le cadre de leurs mandats respectifs, la question de la violence
envers les femmes sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, et
engage tous les organismes compétents à continuer de s’occuper de la question dans
leurs activités et leurs programmes de travail futurs ;
20. Demande à nouveau au Réseau interinstitutions pour les femmes et
l’égalité des sexes d’étudier les moyens d’accroître l’efficacité du Fonds
d’affectation spéciale des Nations Unies pour l’élimination de la violence à l’égard
des femmes, afin qu’il puisse servir de mécanisme de financement à l’échelle du
système en vue de prévenir toutes les formes de violence à l’égard des femmes et
des filles et d’en réparer les effets, et souligne à cet égard qu’il importe que tous les
États versent des contributions nouvelles et plus élevées au Fonds, en vue
d’atteindre l’objectif fixé par le Fonds de développement des Nations Unies pour la
femme ;
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