A/RES/57/190
assurer leur bien-être et offrir une aide appropriée aux parents, aux familles, aux
tuteurs et autres soignants, de façon que les enfants puissent grandir et se
développer dans un milieu sûr et stable et dans un climat de joie de vivre, de
tendresse et de compréhension, étant entendu que des systèmes culturels, sociaux et
politiques différents présentent des configurations familiales différentes ;
6.
Demande aux États de prendre toutes les mesures nécessaires pour que,
dans les cas d’adoption, la considération primordiale soit l’intérêt supérieur de
l’enfant, et de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher et combattre
les adoptions qui se font en marge de la loi et de la procédure normale ;
Demande également aux États de prendre toutes les mesures nécessaires
7.
pour régler le problème des enfants qui grandissent sans parents, en particulier des
orphelins et des enfants victimes de violences familiale ou sociale, maltraités ou
abandonnés ;
8.
Exhorte les États à s’occuper des affaires de rapt d’enfants à l’étranger
par l’un des parents ;
Santé
9.
Demande à tous les États et aux organes et organismes compétents des
Nations Unies, en particulier l’Organisation mondiale de la santé et le Fonds des
Nations Unies pour l’enfance, d’accorder une attention particulière à la mise en
place de systèmes de santé et de services sociaux viables permettant d’assurer la
prévention effective des maladies, de la malnutrition, des incapacités et de la
mortalité infantile et juvénile, notamment par des soins de santé prénatals et
postnatals, ainsi que l’administration de traitements médicaux et soins de santé à
tous les enfants qui en ont besoin, compte tenu des exigences particulières des
jeunes enfants et des filles, notamment en matière de prévention des maladies
contagieuses courantes, des adolescents, en ce qui concerne notamment la santé
sexuelle et génésique et les dangers liés à la toxicomanie et à la violence, et des
enfants vivant dans la misère, des enfants touchés par un conflit armé et des enfants
des autres groupes vulnérables, ainsi que de renforcer les moyens d’assurer
l’autonomie des familles et des communautés ;
10. Demande à tous les États de tout faire pour assurer aux enfants atteints
par la maladie et la malnutrition la pleine et égale jouissance de tous les droits de la
personne et de toutes les libertés fondamentales, y compris leur protection contre
toutes les formes de discrimination, de maltraitance ou d’abandon, en particulier
dans le domaine de l’accessibilité et de la fourniture de soins de santé ;
11. Note avec satisfaction que le Comité des droits de l’enfant est attentif
aux moyens d’assurer le meilleur état de santé possible et l’accès aux soins de santé
aux enfants atteints par le virus de l’immunodéficience humaine et le syndrome
d’immunodéficience acquise (VIH/sida), ainsi qu’à leurs droits ;
12. Engage les États à s’attacher tout particulièrement à la prévention de
l’infection à VIH chez les jeunes enfants et à renforcer l’action menée pour la
prévenir chez les adolescents et les femmes, notamment en inscrivant la prévention
du VIH/sida dans les programmes d’enseignement scolaires et les programmes
éducatifs, en fonction de la situation épidémiologique du pays, et à financer de
vastes campagnes de dépistage facultatif de la séropositivité et d’information à
l’intention des femmes enceintes, ainsi que des services destinés aux femmes
enceintes séropositives ou malades du sida pour réduire le risque de transmission du
virus à l’enfant ;
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