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compris les mariages d’enfants, pour les protéger et leur offrir un refuge temporaire
jusqu’à ce que leur situation s’améliore.
45. En 2017 et 2018, le Ministère de la santé de la Slovénie a financé des
programmes de soins de santé pour répondre aux besoins sanitaires des filles et des
femmes roms, notamment celles en situation de mariage forcé, en fournissant des
services de conseils, des soins et des informations sur la santé sexuelle et procréative.
Les guichets uniques mis en place par le Gouvernement zambien dans les
établissements de santé et gérés par les villages fournissent des services intégrés aux
victimes de violence sexiste, y compris des services de santé sexuelle et procréative.
IX. Études récentes
46. En janvier 2017, Plan International a publié une étude qualitative intitulée
« Family honour and shattered dreams : girl brides in Mali, Niger and Senegal », qui
souligne que la protection de la famille, l’honneur et le sentiment de honte sont les
principaux facteurs à l’origine des mariages d’enfants, des mariages précoces et des
mariages forcés dans ces régions. L’étude conclut que la criminalisation du mariage
d’enfants et les approches juridiques strictes ont peu de chances d e produire des
résultats positifs et risquent au contraire d’aliéner les communautés et de faire basculer
la pratique des mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés dans
la clandestinité, en particulier dans les contextes où l’âge des filles n’a guère
d’importance et l’aptitude au mariage est déterminée par les signes de la puberté. Selon
les recherches menées au Bangladesh par Plan International, le développement des
aptitudes à négocier, un appui financier et un soutien favorable et respectueux des
membres masculins de la famille à l’égalité des sexes sont les principaux atouts que
possèdent les enfants et les adolescents pour faire cesser la pratique. D ’autres
recherches menées au Népal et en Éthiopie sur l’intersectionnalité entre le mariage
d’enfants et le handicap mettent en lumière la façon dont le handicap aggrave encore
les conséquences et les répercussions d’un mariage d’enfants.
47. L’UNICEF et le FNUAP ont appuyé un certain nombre d’études et d’évaluations
afin de renforcer l’efficacité et améliorer la base de données de leur Programme
mondial visant à accélérer la lutte contre le mariage d’enfants. Ils ont travaillé ensemble
à une opération de recensement des initiatives de lutte contre le mariage d ’enfants en
Asie du Sud, en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Une étude réalisée par la
Banque mondiale et le Centre international de recherche sur les femmes, en partenariat
avec Plan International, met en évidence les contrecoups économiques de la pratique
dans quatre domaines importants, à savoir la fécondité et la population, la violence,
l’éducation et le travail. L’étude montre que le fait d’investir dans l’élimination des
mariages d’enfants présente des avantages économiques considérables.
X. Lacunes et difficultés
48. Les informations communiquées révèlent que des efforts croissants sont faits
pour réformer les lois et les politiques afin d’interdire effectivement les mariages
d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés. Comme indiqué plus haut,
bien que la tendance soit positive, la réforme des cadres juridiques et politiques ne
doit pas être considérée isolément des autres mesures visant à lutter contre les
mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés. On note, par aill eurs,
une certaine lenteur dans les réformes législatives et politiques, ainsi que des résultats
inégaux. Dans de nombreux pays, les lois et les politiques nationales ont fixé à 18 ans
l’âge minimum du mariage, mais certaines exceptions à la règle subsiste nt encore.
Dans d’autres cas, on observe certaines divergences entre le droit civil ou common
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