A/73/257 et souvent anecdotiques. Outre la compilation de statistiques en ligne, l ’utilisation des technologies de l’information et de la communication, y compris les applications numériques, est un domaine encore inexploré. XI. Conclusions et recommandations 54. Il ressort des informations reçues des États que, depuis la publication du dernier rapport du Secrétaire général sur le sujet, les efforts visant à mettre fin aux mariages d’enfants, aux mariages précoces et aux mariages forcés se sont intensifiés aux niveaux international, régional et national. Une recherche plus approfondie sur le taux de prévalence et les conséquences des mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés a permis une meilleure compréhension de la question et l’élaboration d’initiatives politiques fondées sur des données factuelles. 55. Toutefois, certaines stratégies et initiatives ne sont toujours pas chiffrées, financées, mises en œuvre ou appliquées au rythme et à l’échelle voulus. Il est recommandé que les États Membres et les parties prenantes qui soutiennent leurs efforts prennent les mesures suivantes : a) Déployer davantage d’efforts pour assurer la présentation de rapports sur la mise en œuvre de l’objectif 5.3 des objectifs de développement durable et sur l’élimination de toutes les pratiques préjudiciables, telles que le mariage des enfants, le mariage précoce ou forcé, ainsi que des objectifs et cibles connexes. Lier la mise en œuvre des objectifs de développement durable aux travaux et aux recommandations des mécanismes des droits de l’homme ; b) Assurer la conformité de la législation nationale avec les normes internationales en matière de droits de l’homme sur les mariages d’enfants et les mariages forcés et la modifier ou lever les obstacles et combler les lacunes susceptibles d’empêcher la protection contre la pratique. Veiller à ce que les efforts visant à légiférer sur l’interdiction des mariages d’enfants s’harmonisent avec les efforts visant à éliminer les causes profondes de la pratique dans les communautés particulièrement touchées, y compris les mesures visant à lutter contre la pauvreté et les incitations économiques au mariage d’enfants, et garantir l’accès, entre autres, à une éducation de qualité ; c) Élaborer des stratégies globales et intersectorielles fondées sur des données factuelles et des plans d’action pour mettre fin aux mariages d’enfants, aux mariages précoces et aux mariages forcés, conjugués à des mécanismes de suivi et de responsabilité. Les stratégies visant à prévenir et réprimer les mariages d’enfants et les mariages forcés devraient s’appuyer sur la recherche sur les causes de la pratique et les modèles de mariage et d’union selon les différents contextes. La mise au point de solutions efficaces nécessite également l’identification des unions informelles et des mariages non enregistrés et la collecte de données ; d) Promouvoir la cohérence des systèmes de collecte de données et des statistiques sur les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés, y compris dans les situations de crise humanitaire ; e) Assurer une approche intersectorielle globale de la lutte contre le mariage d’enfants dans la législation, notamment en supprimant les dispositions discriminatoires qui tolèrent ou encouragent le mariage d’enfants, ainsi que les lois discriminatoires relatives à l’héritage, à la nationalité, au travail, à l’accès au crédit, au statut juridique et à l’accès aux services de santé sexuelle et procréative ; 18/20 18-12406

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