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et souvent anecdotiques. Outre la compilation de statistiques en ligne, l ’utilisation
des technologies de l’information et de la communication, y compris les applications
numériques, est un domaine encore inexploré.
XI. Conclusions et recommandations
54. Il ressort des informations reçues des États que, depuis la publication du
dernier rapport du Secrétaire général sur le sujet, les efforts visant à mettre fin
aux mariages d’enfants, aux mariages précoces et aux mariages forcés se sont
intensifiés aux niveaux international, régional et national. Une recherche plus
approfondie sur le taux de prévalence et les conséquences des mariages
d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés a permis une meilleure
compréhension de la question et l’élaboration d’initiatives politiques fondées sur
des données factuelles.
55. Toutefois, certaines stratégies et initiatives ne sont toujours pas chiffrées,
financées, mises en œuvre ou appliquées au rythme et à l’échelle voulus. Il est
recommandé que les États Membres et les parties prenantes qui soutiennent
leurs efforts prennent les mesures suivantes :
a)
Déployer davantage d’efforts pour assurer la présentation de rapports
sur la mise en œuvre de l’objectif 5.3 des objectifs de développement durable et
sur l’élimination de toutes les pratiques préjudiciables, telles que le mariage des
enfants, le mariage précoce ou forcé, ainsi que des objectifs et cibles connexes.
Lier la mise en œuvre des objectifs de développement durable aux travaux et aux
recommandations des mécanismes des droits de l’homme ;
b) Assurer la conformité de la législation nationale avec les normes
internationales en matière de droits de l’homme sur les mariages d’enfants et les
mariages forcés et la modifier ou lever les obstacles et combler les lacunes
susceptibles d’empêcher la protection contre la pratique. Veiller à ce que les
efforts visant à légiférer sur l’interdiction des mariages d’enfants s’harmonisent
avec les efforts visant à éliminer les causes profondes de la pratique dans les
communautés particulièrement touchées, y compris les mesures visant à lutter
contre la pauvreté et les incitations économiques au mariage d’enfants, et
garantir l’accès, entre autres, à une éducation de qualité ;
c)
Élaborer des stratégies globales et intersectorielles fondées sur des
données factuelles et des plans d’action pour mettre fin aux mariages d’enfants,
aux mariages précoces et aux mariages forcés, conjugués à des mécanismes de
suivi et de responsabilité. Les stratégies visant à prévenir et réprimer les
mariages d’enfants et les mariages forcés devraient s’appuyer sur la recherche
sur les causes de la pratique et les modèles de mariage et d’union selon les
différents contextes. La mise au point de solutions efficaces nécessite également
l’identification des unions informelles et des mariages non enregistrés et la
collecte de données ;
d) Promouvoir la cohérence des systèmes de collecte de données et des
statistiques sur les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages
forcés, y compris dans les situations de crise humanitaire ;
e)
Assurer une approche intersectorielle globale de la lutte contre le
mariage d’enfants dans la législation, notamment en supprimant les dispositions
discriminatoires qui tolèrent ou encouragent le mariage d’enfants, ainsi que les
lois discriminatoires relatives à l’héritage, à la nationalité, au travail, à l’accès
au crédit, au statut juridique et à l’accès aux services de santé sexuelle et
procréative ;
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