A/RES/55/66
Consciente que la méconnaissance des causes fondamentales de toutes les
formes de violence dirigées contre les femmes, y compris les crimes d’honneur, et
l’insuffisance des données disponibles à leur sujet empêchent d’en faire une analyse
décisionnelle éclairée, tant au niveau national qu’au niveau international, et
entravent les efforts faits pour les éliminer,
Considérant la recommandation générale 19 sur la violence à l’égard des
femmes, adoptée par le Comité sur l’élimination de la discrimination à l’égard des
femmes à sa onzième session 9,
Prenant note des paragraphes pertinents des récents rapports établis par le
Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme chargé d’examiner la
question de la violence à l’égard des femmes, ses causes et ses conséquences 10, le
Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme chargé d’examiner les
questions relatives aux exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires 11 et le
Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme chargé d’examiner la
question de l’indépendance des juges et des avocats 12 ainsi que par le Rapporteur
spécial de la Sous-Commission de la promotion et de la protection des droits de
l’homme chargé d’examiner la question des pratiques traditionnelles affectant la
santé des femmes et des fillettes 13,
Ayant à l’esprit les paragraphes pertinents des résolutions 2000/31 et 2000/45
de la Commission des droits de l’homme, en date du 20 avril 2000 14, ainsi que de la
résolution 2000/10 de la Sous-Commission de la promotion et de la protection des
droits de l’homme en date du 17 août 2000 15,
Soulignant que l’élimination des crimes d’honneur commis contre les femmes
requiert davantage d’efforts et un engagement plus ferme de la part des gouvernements et de la communauté internationale, notamment dans le cadre de la coopération internationale et de la société civile, y compris les organisations non
gouvernementales et communautaires, ainsi qu’une évolution radicale des comportements sociaux, et mettant l’accent sur l’outil important que constitue l’autonomisation des femmes,
1.
Constate avec inquiétude que les femmes continuent d’être victimes de
diverses formes de violence, notamment celles définies dans le document final
qu’elle a adopté à sa vingt-troisième session extraordinaire consacrée au thème «Les
femmes en l’an 2000: égalité entre les sexes, développement et paix pour le
XXI e siècle 8 », et que leurs manifestations, y compris les crimes d’honneur commis
contre les femmes, qui prennent bien des formes différentes, persistent dans toutes
les régions du monde, et constate également avec inquiétude que certains de leurs
auteurs se croient en quelque sorte fondés à commettre de tels crimes;
2.
Note avec satisfaction les activités menées par les États en vue d’éliminer
les crimes d’honneur commis contre les femmes, notamment l’adoption d’amen9
Voir Documents officiels de l’Assemblée générale, quarante-septième session, Supplément no 38
(A/47/38), sect. I.
10
E/CN.4/2000/68 et Add.1 à 5.
11
Voir A/55/288.
12
E/CN.4/2000/61 et Corr.1.
13
E/CN.4/Sub.2/1998/11, E/CN.4/Sub.2/1999/14 et E/CN.4/Sub.2/2000/17.
14
Voir Documents officiels du Conseil économique et social, 2000, Supplément no 3 et rectificatif
(E/2000/23 et Corr.1), chap. II, sect. A.
15
Voir E/CN.4/Sub.2/2000/L.11/Add.1, chap. II, sect. A.
2