A/RES/55/66 dements à la législation nationale régissant ce type de crimes, l’application effective de ladite législation et l’organisation de campagnes nationales, activités qui ont déjà, dans certains pays, fait diminuer la fréquence de ces crimes; 3. Note également avec satisfaction les efforts déployés, par exemple sous forme de projets concrets, par les organes, programmes et organismes des Nations Unies, parmi lesquels le Fonds des Nations Unies pour la population, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance et le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme, en vue de traiter de la question des crimes d’honneur commis contre les femmes, les encourage à coordonner leurs efforts, et note en outre avec satisfaction la tâche accomplie par la société civile, y compris les organisations non gouvernementales telles que les associations féminines et les mouvements communautaires, ainsi que les particuliers qui s’emploient à faire mieux connaître ce type de crimes et leurs effets préjudiciables; 4. Demande à tous les États: a) De s’acquitter des obligations qui leur incombent en vertu du droit international relatif aux droits de l’homme et d’honorer les engagements internationaux spécifiques qu’ils ont pris, y compris ceux figurant dans le document final de sa vingt-troisième session extraordinaire; b) De redoubler d’efforts pour prévenir et éliminer les crimes d’honneur commis contre les femmes, qui prennent bien des formes différentes, en recourant à des mesures législatives, éducatives, sociales et autres, y compris la diffusion d’informations, et pour associer, entre autres, les personnalités influentes, les éducateurs, les responsables religieux, les chefs, les dirigeants traditionnels et les médias à des campagnes de sensibilisation; c) D’encourager, appuyer et appliquer des mesures et programmes visant à faire mieux connaître et mieux comprendre aux personnels chargés de l’application de la loi et de la mise en œuvre des politiques, notamment dans les secteurs de la police, de la justice et de la santé, les causes et conséquences des crimes d’honneur commis contre les femmes; d) D’instituer, renforcer ou faciliter autant que possible des services d’appui en vue de répondre aux besoins des victimes, même potentielles, de ces crimes, notamment en leur assurant une protection adéquate, un abri sûr, des services d’information et de conseil, une aide juridictionnelle, une réadaptation et la réinsertion dans la société; e) De créer, renforcer ou faciliter des mécanismes institutionnels permettant aux victimes, entre autres, de signaler ces crimes dans des conditions de sécurité et de confidentialité, et encourage les États à rassembler et diffuser des données statistiques sur la fréquence de ces crimes; 5. Invite la communauté internationale, y compris les organes, programmes et organismes des Nations Unies, notamment dans le cadre des programmes d’assistance technique et des services consultatifs du Centre des Nations Unies pour la prévention de la criminalité internationale, du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme, à appuyer, sur demande, les efforts déployés par tous les pays pour renforcer leurs capacités institutionnelles de prévention des crimes d’honneur commis contre les femmes et s’attaquer à leurs causes profondes; 3

Select target paragraph3