A/RES/65/230
ses formes et dans toutes ses manifestations, et son financement, y compris dans ses
aspects nouveaux.
20. Nous appelons les États Membres à créer, dans le respect de leurs
obligations internationales, des autorités centrales dotées de tous les pouvoirs et
ressources nécessaires pour traiter les demandes de coopération internationale en
matière pénale, ou à renforcer celles qui existent déjà. Dans cette perspective, il
serait possible de soutenir les réseaux régionaux de coopération juridique.
21. Conscients que des lacunes existent peut-être dans la coopération
internationale en matière pénale, nous invitons la Commission pour la prévention du
crime et la justice pénale à envisager d’examiner cette question et à étudier la
nécessité de trouver divers moyens de combler les lacunes qui sont connues.
22. Nous soulignons la nécessité d’adopter des mesures efficaces pour
donner effet aux dispositions relatives à la prévention et à la répression du
blanchiment de capitaux figurant dans la Convention des Nations Unies contre la
criminalité transnationale organisée et la Convention des Nations Unies contre la
corruption. Nous encourageons les États Membres à élaborer des stratégies de lutte
contre le blanchiment de capitaux fondées sur ces deux Conventions.
23. Nous encourageons les États Membres à envisager d’élaborer une
stratégie ou une politique pour lutter contre les mouvements illicites de capitaux et
remédier aux effets dommageables de l’absence de coopération de certains pays et
territoires en matière fiscale.
24. Nous considérons qu’il est nécessaire d’empêcher les délinquants et les
organisations criminelles de jouir du produit de leurs crimes. Nous appelons tous les
États Membres à adopter, dans le cadre de leurs systèmes juridiques internes, des
mécanismes efficaces de saisie, gel et confiscation du produit de ces crimes et à
renforcer la coopération internationale pour assurer un recouvrement d’avoirs rapide
et efficace. Nous appelons aussi les États à préserver la valeur des avoirs saisis et
confisqués, y compris en les aliénant, s’il y a lieu et si possible, lorsque leur valeur
risque de diminuer.
25. Vu la nécessité de renforcer les systèmes de justice pénale des pays en
développement et des pays à économie en transition, nous prions instamment les
États parties à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale
organisée et à la Convention des Nations Unies contre la corruption, de donner
pleinement effet aux dispositions de chacun de ces instruments relatives à
l’assistance technique, notamment en étudiant avec une attention particulière la
possibilité de fournir à un fonds d’assistance technique, conformément à leur droit
interne et aux dispositions de ces conventions, une contribution égale à un
pourcentage des avoirs confisqués au titre de chaque convention, par l’intermédiaire
de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.
26. Nous sommes convaincus qu’il importe de prévenir la délinquance
juvénile et de soutenir la réadaptation des jeunes délinquants et leur réinsertion dans
la société, ainsi que de protéger les enfants victimes ou témoins, et notamment de
s’efforcer de prévenir leur revictimisation, et de répondre aux besoins des enfants
des personnes détenues. Nous soulignons que ces mesures doivent tenir compte des
droits individuels fondamentaux et de l’intérêt supérieur des enfants et des jeunes,
comme le demandent la Convention relative aux droits de l’enfant et ses Protocoles
9