A/HRC/RES/55/28
fait d’activités de colonisation et d’autres mesures qui équivalent à une annexion de facto de
terres palestiniennes,
Gravement préoccupé par l’impunité des violations du droit international qui règne
de longue date et a permis la répétition d’infractions et de violations graves n’entraînant
aucune conséquence pour leurs auteurs, et soulignant qu’il faut veiller à ce que les auteurs de
toutes les violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de
l’homme aient à répondre de leurs actes afin de mettre un terme à l’impunité, de garantir
l’accès des victimes à la justice et à des réparations effectives, de prévenir de nouvelles
violations, de protéger les civils et de promouvoir la paix,
Se déclarant gravement préoccupé par les informations concernant de graves
violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, y compris d’éventuels
crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans le Territoire palestinien occupé, y
compris Jérusalem-Est, et par toutes les autres mesures prises pour modifier le statut
juridique, le caractère géographique et la composition démographique du Territoire
palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, ainsi que par la conclusion de la Cour
internationale de Justice en date du 26 janvier 2024 selon laquelle il existe un risque plausible
de génocide,
Déplorant les graves conséquences du conflit dans la bande de Gaza et autour de
celle-ci, notamment le nombre élevé de victimes, en particulier parmi les civils palestiniens,
y compris les nourrissons, les enfants, les femmes, les jeunes, les acteurs de la société civile,
les avocats, les journalistes et autres professionnels des médias, le personnel médical et les
travailleurs humanitaires, et le nombre de membres du personnel des Nations Unies qui ont
été tués, nombre le plus élevé jamais enregistré dans le monde entier au cours d’un conflit,
ainsi que les violations continues du droit international, et appelant au plein respect du droit
international humanitaire et du droit international des droits de l’homme, ainsi que des
principes de légalité, de distinction, de précaution et de proportionnalité,
Consterné par la situation catastrophique, sur le plan humanitaire et socioéconomique
et en matière de sécurité, qui règne dans la bande de Gaza en raison d’opérations militaires
répétées, de bouclages prolongés, de restrictions draconiennes de l’activité économique et de
la circulation, notamment de l’accès humanitaire, qui constituent un châtiment collectif
imposé sous la forme d’un blocus, ainsi que de l’utilisation de la faim comme méthode de
guerre, ce qui a entraîné la famine, et du blocage de l’acheminement de biens indispensables
à la survie de la population civile, de la destruction généralisée et gratuite de zones
résidentielles et d’infrastructures civiles essentielles, notamment de camps de réfugiés,
d’installations des Nations Unies, d’établissements d’enseignement, de centres médicaux, de
réseaux d’approvisionnement en eau, d’assainissement et de télécommunications et de
réserves de carburant par Israël, Puissance occupante, ainsi que par les effets néfastes à court
et à long terme qu’a cette situation sur les droits de l’homme,
Se déclarant gravement préoccupé par les tirs de roquettes contre le territoire
israélien,
Soulignant qu’il faut mettre fin immédiatement au bouclage de la bande de Gaza et à
toutes les politiques et pratiques d’Israël, qui sont contraires au droit international,
notamment aux obligations qui incombent à Israël en tant que Puissance occupante au regard
du droit international humanitaire,
Soulignant également qu’il faut mettre fin à la politique israélienne de bouclages, à
l’imposition d’importantes restrictions et à la mise en place de postes de contrôle, dont
plusieurs sont pratiquement devenus des postes frontière permanents, ainsi qu’à d’autres
obstacles matériels et à un régime de permis, mesures qui sont appliquées d’une manière
discriminatoire puisqu’elles touchent uniquement la population palestinienne, et qui sont
autant d’entraves à la libre circulation des personnes et des biens, notamment des articles
médicaux et humanitaires, dans l’ensemble du Territoire palestinien occupé, y compris
Jérusalem-Est, et portent atteinte à la continuité du Territoire, violant ainsi les droits humains
du peuple palestinien,
Soulignant la nécessité pour toutes les parties, conformément aux dispositions
pertinentes du droit international humanitaire, de coopérer sans réserve avec les organismes
GE.24-06818
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