Application de la Convention des Nations Unies sur la lutte
contre la désertification dans les pays gravement touchés
par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique
A/RES/74/220
l’exploitation durable de la biodiversité ainsi que des écosystèmes et des services
connexes, notamment grâce à des solutions fondées sur la nature, contribuent
beaucoup à la neutralité en matière de dégradation des terres, à l’adaptation aux
changements climatiques et à l’atténuation de leurs effets, à la réduction des risques
de catastrophe, à la sécurité alimentaire et à la nutrition,
Prenant acte avec préoccupation des conclusions formulées par la Plateforme
intergouvernementale science-politique sur la biodiversité et les services
écosystémiques dans son évaluation sur la dégradation et la restauration des terres et
son évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques, et de ce lles
présentées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat
dans son rapport spécial sur le changement climatique, la désertification, la
dégradation des terres, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire et les flux
de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres et dans son rapport spécial
intitulé Global Warming of 1,5ºC,
Vivement préoccupée par la tendance persistante à la dégradation des terres et
par le fait que ce sont les personnes en situation de vulnérabilité qui pâtissent le plus
des effets de la désertification, de la dégradation des terres et de la sécheresse,
Rappelant le plan stratégique des Nations Unies sur les forêts (2017 -2030) 6 et
sachant que les forêts de tous types procurent des services écosystémiques essentiels
tels que le bois, l’alimentation, le carburant, le fourrage, les produits non ligneux et
les logements, contribuent à assurer la conservation des sols, la protection des eaux
et la qualité de l’air, que la gestion durable des forêts et des arbres en général est
essentielle à la mise en œuvre intégrée du Programme de développement durable à
l’horizon 2030 et que les forêts empêchent la dégradation des terres et la
désertification et réduisent les risques d’inondation, d’érosion des sols, de glissement
de terrain et d’avalanche, de sécheresse, de tempête de poussière et de sable et
d’autres catastrophes,
Remerciant le Gouvernement indien d’avoir accueilli la quatorzième session de
la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la
désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la
désertification, en particulier en Afrique, tenue à New Delhi du 2 au 13 septembre
2019,
Prenant acte de la création, au titre de la Convention, d’un groupe de travail
intergouvernemental chargé d’élaborer des directives et des mesures d’application
efficaces en matière de lutte contre la sécheresse, qui devra présenter pour examen
ses conclusions et recommandations à la Conférence des Parties lors de sa quinzième
session,
Réaffirmant l’importance du rôle directeur du gouvernement, des partenariats
multipartites et de l’engagement accru du secteur privé pour la gestion durable, la
restauration et la réhabilitation des écosystèmes, de la biodiversité et des terres,
Soulignant l’importance que revêt la participation de diverses parties prenantes
aux niveaux local, sous-national, national et régional et de tous les secteurs de la
société, y compris les organisations de la société civile, les administrations locales et
le secteur privé, selon qu’il conviendra, à l’application de la Convention et de son
cadre stratégique (2018-2030),
Reconnaissant la valeur des connaissances, de l’éducation, de la science et des
nouvelles technologies pour la gestion durable des terres, notamment l ’intérêt que
présente l’application des Directives volontaires pour une gestion durable des sols de
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Voir résolution 71/285.
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