A/HRC/RES/22/32 III. Mesures de mise en œuvre Renforcement du système de santé 44. Reconnaît que la mise en œuvre effective et financièrement viable de la couverture médicale universelle repose sur un système de santé solide et réactif qui offre des services de soins de santé primaires complets, garantissant une large couverture géographique, y compris dans les régions reculées et rurales, qui privilégie l’accès des populations qui en ont le plus besoin, et qui soit doté d’un personnel compétent, bien formé et motivé, ainsi que des moyens requis pour mener à bien de vastes initiatives de santé publique, de protection de la santé, et de prise en charge des déterminants de la santé via des politiques intersectorielles, notamment la promotion de l’acquisition par la population des connaissances en matière de santé; 45. Constate que la couverture médicale universelle implique que tous les enfants aient accès, sans discrimination, aux ensembles, arrêtés au plan national, de services de santé de base de promotion, de prévention, de soins et de réadaptation nécessaires, et aux médicaments essentiels, abordables, sûrs, efficaces et de bonne qualité, en veillant à ce que les utilisateurs qui recourent à ces services ne s’exposent pas à des difficultés financières, s’agissant en particulier des catégories démunies, vulnérables et marginalisées de la population; 46. Reconnaît la responsabilité des gouvernements d’accélérer de façon urgente et manifeste les efforts déployés pour hâter la transition vers un accès universel à des services de soins de santé abordables et de qualité; 47. Reconnaît également la nécessité de procéder périodiquement à la collecte, à l’analyse et à l’échange de données ventilées sur la santé des enfants, aux niveaux infranational, national, régional et mondial; Responsabilisation 48. Encourage les États à renforcer et à harmoniser les systèmes de suivi afin de rendre compte régulièrement de la réalisation du droit de l’enfant à jouir du meilleur état de santé possible dans les rapports périodiques qu’ils présentent aux organes conventionnels des droits de l’homme, dont le Comité des droits de l’enfant et le Comité des droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que dans ceux qu’ils soumettent au mécanisme d’examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme; 49. Invite instamment les États à envisager de mettre en œuvre les recommandations de la Commission de l’information et de la recevabilité pour la santé de la femme et de l’enfant visant à améliorer la responsabilisation s’agissant des résultats et des ressources, notamment en renforçant les mécanismes de responsabilisation en faveur de la santé dans leur propre pays; en renforçant leur capacité à suivre les progrès, y compris à l’aide de données locales, et à les évaluer en vue d’améliorer leurs propres résultats; et en contribuant au renforcement et à l’harmonisation des mécanismes internationaux existants pour assurer le suivi de tous les engagements pris; 50. Encourage la mise en place d’un suivi du budget et d’une analyse des dépenses consacrées aux enfants en général, et à leur santé en particulier, fondés sur les droits, ainsi que d’études d’impact sur la manière dont les investissements dans les différents secteurs et, en particulier, dans celui de la santé peuvent servir l’intérêt supérieur de l’enfant; 51. Recommande d’envisager d’inclure la question de la couverture médicale universelle dans les discussions se tenant sur le programme de développement pour l’après-2015 dans le contexte des enjeux sanitaires mondiaux, et souligne la nécessité d’assurer une meilleure coordination entre les mécanismes de responsabilisation et de suivi aux fins de la réalisation du droit de l’enfant de jouir du meilleur état de santé possible; 12 GE.13-13290

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