A/RES/70/182 Coopération internationale face au problème mondial de la drogue plus directement concernés par la culture, la production, la fabrication, le transit, le trafic et la distribution illicites et l’abus de stupéfiants et de substances psychotropes ; 12. Réaffirme la volonté des États Membres de promouvoir et d’élaborer des programmes efficaces, diversifiés et intégrés de réduction de la demande de drogues, qui reposent sur des faits scientifiques et comportent un vaste éventail de mesures, notamment la prévention primaire, l’éducation, la détection et l’intervention rapides, le traitement, la prise en charge et les services d’appui connexes, le soutien à la désintoxication, la réadaptation et la réinsertion sociale, et de repenser ou renforcer ceux qui existent, ainsi que des mesures visant à réduire au minimum les conséquences de l’abus des drogues sur la santé publique et la société en vue de promouvoir la santé et le bien-être social individuel, familial et collectif et d’atténuer les effets néfastes de l’abus des drogues sur les individus et l’ensemble de la société, en tenant compte des besoins propres aux femmes et des problèmes particuliers que posent les toxicomanes à haut risque, dans le strict respect des trois conventions internationales relatives au contrôle des drogues et conformément aux législations nationales, et engage les États Membres à investir davantage de ressources pour assurer l’accès à ces programmes sans discrimi nation, notamment dans les centres de détention, en gardant à l’esprit que les interventions menées devraient également prendre en considération les facteurs de vulnérabilité qui freinent le développement humain, tels que la pauvreté et la marginalisation sociale ; 13. Rappelle la cible 3.5 du Programme de développement durable à l’horizon 2030 12, qui vise à renforcer la prévention et le traitement de l’abus de substances psychoactives, notamment de stupéfiants et d’alcool ; 14. Encourage les États Membres à élaborer et à mettre en place, selon que de besoin, des politiques et programmes globaux qui, en soutenant le développement social, visent à prévenir la criminalité et la violence et ciblent les divers facteurs favorisant la marginalisation, la délinquance et la victimisation, en étroite coopération avec les parties prenantes concernées, y compris la société civile, et sur la base des données factuelles disponibles et des bonnes pratiques ; 15. Réaffirme que les États Membres doivent revoir et, si nécessaire, renforcer les mesures coordonnées, se donner plus de moyens pour combattre le blanchiment d’argent issu du trafic de drogues et améliorer la coopération judiciaire, selon qu’il convient, aux niveaux national, régional et international, pour démanteler les groupes criminels organisés impliqués dans le trafic de drogues, afin de prévenir les infractions de ce type, de les détecter, d’enquêter à leur sujet et d’en poursuivre les auteurs ; 16. Rappelle l’objectif 16 du Programme de développement durable à l’horizon 2030, qui consiste à promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes à tous aux fins du développement durable, à assurer l’accès de tous à la justice et à mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous, ainsi que l’ensemble des cibles associées à cet objectif ; 17. Note qu’il importe de suivre une approche intégrée des politiques en matière de drogue, notamment en renforçant les partenariats entre les secteurs publics chargés de la santé, du développement, des droits de l’homme, de la justice et de la répression et en favorisant la coopération et la communication interinstitutions, selon qu’il convient ; 18. Encourage la promotion, selon qu’il convient, dans le cadre de la coopération internationale, du recours aux techniques de détection et de répression, 8/17

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