A/RES/70/182
Coopération internationale face au problème mondial de la drogue
préoccupation que la production illicite et le trafic d’opiacés se poursuivent, de
même que la fabrication illicite et le trafic de cocaïne, que la production illicite et le
trafic de cannabis se développent, que la fabrication illicite de stimulants de type
amphétamine ne cesse de se répandre dans le monde et que les détournements de
précurseurs sont de plus en plus fréquents, ce qui entraîne l’essor de la distribution
et de la consommation de drogues illicites, et souligne qu’il faut renforcer et
intensifier les interventions communes aux niveaux national, régional et
international pour s’attaquer à ces problèmes mondiaux de manière plus globale,
selon le principe de la responsabilité commune et partagée, notamment grâce à une
assistance technique et une aide financière accrues et mieux coordonnées ;
25. Constate avec inquiétude que, malgré tous les efforts des États Membres
et de la communauté internationale, dans l’ensemble la situation mond iale en ce qui
concerne la production, la consommation et les conséquences sur la santé des
drogues illicites n’a guère évolué, comme le montre le Rapport mondial sur les
drogues 2015 de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, et que les
États Membres et la communauté internationale doivent continuer à s’employer à
améliorer cette situation ;
26. Souligne qu’il est absolument impératif que les États Membres
intensifient l’action menée au niveau international pour obtenir des résultats plu s
probants dans la lutte contre le problème mondial de la drogue, notamment dans les
domaines de la santé, des droits de l’homme, de l’économie, de la justice et de la
sécurité et sur le plan social ;
27. Considère qu’il est nécessaire que les États Membres, en vertu des trois
conventions internationales relatives au contrôle des drogues et en application des
principes fondamentaux de leur droit interne et de leur législation nationale,
envisagent, selon qu’il convient :
a)
De revoir et d’évaluer régulièrement leurs politiques de lutte contre la
drogue, de sorte qu’elles soient efficaces, globales et équilibrées et veillent au
bien-être et à la santé des personnes, des familles, des communautés et de
l’ensemble de la société ;
b)
De mettre en place, lorsqu’ils le jugent utile, des programmes complets et
intégrés de réduction de la demande de drogues, reposant sur des faits scientifiques
et comportant un vaste éventail de mesures, notamment la prévention primaire,
l’intervention rapide, le traitement, les soins, la réadaptation et la réinsertion sociale
et des mesures visant à réduire au minimum les conséquences négatives de l’abus
des drogues sur la santé publique et sur la société, en vue de promouvoir la santé et
le bien-être social individuel, familial et collectif et d’atténuer les effets néfastes de
l’abus des drogues sur les individus et l’ensemble de la société ;
28. Invite les États Membres à prendre les mesures voulues pour renforcer la
coopération internationale et l’échange d’informations concernant le repérage des
nouveaux itinéraires et modes opératoires des groupes criminels organisés qui se
livrent au détournement ou à la contrebande de substances fréquemment utilisées
dans la fabrication illicite de stupéfiants et de substances psychotropes, eu égard en
particulier à leur trafic sur Internet, et à continuer de communiquer ces informations
à l’Organe international de contrôle des stupéfiants ;
29. Continue d’encourager les États Membres à promouvoir, en application
de la résolution 58/11 de la Commission des stupéfiants, la mise en commun
d’informations sur les risques d’usage illicite et de trafic de nouvelles substances
psychoactives et de renseignements sur les habitudes de consommation, les risques
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