Coopération internationale face au problème mondial de la drogue
A/RES/70/182
pour la santé publique, les données criminalistiques et les pratiques optimales
concernant les interventions et les mesures de contrôle nouvelles et déjà en place ;
30. Constate les progrès accomplis dans l’élaboration d’une réponse
internationale commune face à la disponibilité croissante de nouvelles substances
psychoactives pouvant présenter des risques pour la santé et la sécurité publiques,
notamment dans la mise en place d’un point de référence mondial, du systèm e
d’alerte rapide et d’une coopération avec les États Membres et les organisations
régionales compétentes pour l’identification et le signalement de ces substances,
afin d’accroître la collecte de données, d’améliorer la compréhension collective du
phénomène et de trouver des moyens efficaces d’y répondre, prie l’Office des
Nations Unies contre la drogue et le crime de poursuivre l’action qu’il mène pour
renforcer les capacités des États Membres à cet égard, et demande aux États
Membres d’améliorer encore l’application du processus de placement sous contrôle
international et de communiquer rapidement les informations au Secrétaire général,
par l’intermédiaire de l’Office, ainsi qu’à l’Organisation mondiale de la Santé, en
désignant au sein de l’administration nationale un responsable chargé de coordonner
la communication d’informations sur les substances afin que le Comité d’experts de
la pharmacodépendance de l’Organisation mondiale de la Santé puisse procéder à un
examen utile ;
31. Encourage les États Membres à prendre leurs propres mesures nationales
et à coopérer entre eux dans le domaine judiciaire et en matière de répression pour
lutter contre la fabrication et la distribution de nouvelles substances psychoactives
et le détournement de leurs précurseurs, notamment en envisageant la possibilité
d’inclure ces substances dans la liste de celles régies par les trois conventions
internationales relatives au contrôle des drogues ;
32. Encourage également les États Membres à adopter des mesures pour
mieux sensibiliser le public aux risques, menaces et conséquences néfastes que la
toxicomanie et la production et le trafic de drogues illicites présentent pour la
société ;
33.
Considère :
a)
Que pour être viables, les stratégies de contrôle visant la culture illicite
de plantes utilisées pour la production de stupéfiants et de substances psychotropes
exigent une coopération internationale fondée sur le principe de la responsabilité
partagée et une démarche intégrée et équilibrée tenant compte de la primauté d u
droit et, le cas échéant, des préoccupations en matière de sécurité, dans le strict
respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, du principe de non ingérence dans leurs affaires intérieures et de l’ensemble des droits de l’homme e t
des libertés fondamentales ;
b)
Que ces stratégies de contrôle des cultures prévoient des programmes de
développement alternatif, le cas échéant à titre préventif, et les mesures
d’éradication et de répression qui pourraient être nécessaires ;
c)
Que le développement alternatif constitue une possibilité importante,
légale, viable et durable de remplacer la culture illicite de plantes servant à
fabriquer des drogues et une mesure efficace pour lutter contre le problème mondial
de la drogue et d’autres menaces criminelles liées à la drogue, en même temps qu’un
choix en faveur de sociétés exemptes de tout usage illicite de drogues, qu’il est
également l’un des éléments clefs des politiques et des programmes de réduction de
la production illicite de drogues et qu’il fait partie intégrante des efforts déployés
par les gouvernements pour assurer aux sociétés un développement durable ;
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