A/RES/70/182
Coopération internationale face au problème mondial de la drogue
frontières et de faciliter l’échange d’informations et l’analyse concernant les
tendances du trafic de drogues afin de faire mieux connaître le problème mondial de
la drogue aux niveaux national, régional et international, estime qu’il importe
d’intégrer les laboratoires dans les dispositifs de contrôle des drogues, de fournir à
ces derniers un appui scientifique et de traiter les données analytiques qualitatives
comme une source primaire d’informations au niveau mondial, et demande
instamment à l’Office de coordonner son action avec celle d’autres entités
internationales, dont l’Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL) ;
44. Prie tous les États Membres de fournir à l’Office des Nations Unies
contre la drogue et le crime tout l’appui financier et politique possible, en l’aidant à
élargir selon qu’il conviendra sa base de donateurs et en augmentant leurs
contributions volontaires, en particulier les contributions non réservées, afin d e lui
permettre de poursuivre, d’étendre, d’améliorer et de renforcer, dans le cadre de ses
mandats, ses activités opérationnelles et sa coopération technique, notamment pour
aider les États Membres à mettre pleinement en œuvre la Déclaration politique et le
Plan d’action sur la coopération internationale en vue d’une stratégie intégrée et
équilibrée de lutte contre le problème mondial de la drogue, ainsi que les résolutions
pertinentes adoptées par la Commission des stupéfiants ;
45. S’inquiète de la situation financière globale de l’Office des Nations
Unies contre la drogue et le crime et souligne qu’il importe de procurer à ce dernier
des ressources suffisantes, prévisibles et stables et de veiller à l’efficacité de leur
utilisation, et prie le Secrétaire général de continuer à lui rendre compte de la
situation financière de l’Office, dans le cadre des rapports qu’il est tenu de lui
présenter, et à faire en sorte que l’Office dispose de ressources suffisantes pour
s’acquitter effectivement de l’intégralité de ses mandats ;
46. Encourage les États Membres et l’Office des Nations Unies contre la
drogue et le crime à continuer d’examiner les questions susmentionnées dont le
groupe de travail intergouvernemental permanent à composition non limitée chargé
d’améliorer la gouvernance et la situation financière de l’Office est saisi dans le
cadre de son mandat, afin que l’Office puisse exécuter son propre mandat avec
efficacité et efficience et dispose des moyens nécessaires ;
47. Encourage la Commission des stupéfiants, principal organe de décision
du système des Nations Unies pour les questions de contrôle international des
drogues et organe directeur du programme de lutte contre la drogue de l’Office des
Nations Unies contre la drogue et le crime, et l’Organe international de contrôle des
stupéfiants à renforcer leurs travaux utiles sur le contrôle des précurseurs et autres
produits chimiques qui entrent dans la fabrication illicite des stupéfiants et des
substances psychotropes ;
48. Demande instamment aux États qui ne l’ont pas encore fait d’envisager
de ratifier la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, modifiée par le
Protocole de 1972 13 , la Convention sur les substances psychotropes de 1971 14, la
Convention des Nations Unies contre le trafic illicite de stupéfiants et de sub stances
psychotropes de 1988, la Convention des Nations Unies contre la criminalité
transnationale organisée et les protocoles additionnels y relatifs 19 et la Convention
des Nations Unies contre la corruption 20 , ou d’y adhérer, et prie instamment les
États parties d’en appliquer, à titre prioritaire, toutes les dispositions ;
_______________
19
20
14/17
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 2225, 2237, 2241 et 2326, no 39574.
Ibid., vol. 2349, no 42146.