A/74/274
de la discrimination raciale indique que les personnes d ’ascendance africaine
jouissent de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales
conformément aux normes internationales, dans des conditions d ’égalité et sans
discrimination aucune et appelle les États à lutter contre les stéréotypes négatifs.
18. La Déclaration et le Programme d’action de Durban réaffirment les principes
d’égalité et de non-discrimination en tant que droits fondamentaux de la personne et
confèrent aux États la responsabilité principale de la lutte contre le racisme, la
discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, tout en faisant
appel à la participation active des organisations internationales et non
gouvernementales, des partis politiques, des institutions nationales des droits de
l’homme, du secteur privé, des médias et de la société civile 5. Pour ce qui est des
stéréotypes, les États sont encouragés, au paragraphe 127 du Programme d’action, à
revoir et à modifier les manuels et les programmes de façon à éliminer tout élément
de nature à promouvoir le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et
l’intolérance qui y est associée ou à renforcer les stéréotypes négatifs, et à y inclure
des éléments qui réfutent ces stéréotypes.
19. La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard
des femmes 6 impose également des obligations relatives aux stéréotypes et aux
représentations stéréotypées (voir art. 5). Le Comité pour l’élimination de la
discrimination à l’égard des femmes a précisé que les États parties étaient tenus de
modifier et transformer les stéréotypes de genre néfastes et d’éliminer les
représentations stéréotypées des genres 7.
20. Dans sa résolution 16/18 sur la lutte contre l’intolérance, les stéréotypes
négatifs, la stigmatisation, la discrimination, l’incitation à la violence et la violence
visant certaines personnes en raison de leur religion ou de leur conviction, le Conseil
des droits de l’homme se déclare profondément préoccupé par la persistance de graves
stéréotypes désobligeants, du profilage négatif et de la stigmatisation visant certaines
personnes en raison de leur religion ou de leur conviction, ainsi que par les
programmes et orientations défendus par des organisations et groupes extrémistes qui
visent à créer ou à perpétuer des stéréotypes négatifs concernant certains groupes
religieux, en particulier lorsqu’ils sont tolérés par des gouvernements 8.
D.
Perceptions et représentations erronées
21. La vie quotidienne des personnes d’ascendance africaine est compliquée par des
schémas historiques d’exploitation et d’exclusion qui se manifestent encore
aujourd’hui dans la culture populaire et sous forme d’attentes sociales. Le Groupe de
travail est préoccupé par les stéréotypes historiques, la représentation des personnes
noires dans les médias et la publicité, et certaines pratiques offensantes telles que le
blackface (ou grimage en Noir), notamment le cas du personnage folklorique connu
sous le nom de père Fouettard (Zwarte Piet). Grâce à l’essor des médias sociaux, des
journalistes citoyens et des représentants de la société civile ont commencé à
documenter et à mettre en lumière les comportements et les « microagressions » qui
portent atteinte aux droits de l’homme des personnes d’ascendance africaine, créent
__________________
5
6
7
8
19-13272
Voir A/CONF/189/12 et A/CONF.189/12/Corr.1, chap. I.
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1249, n o 20378.
Voir Organisation des Nations Unies, Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de
l’homme, « Gender stereotypes and stereotyping and women’s rights », septembre 2014.
Voir Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante-sixième session, Supplément n o 53
(A/66/53), chap. II, sect. A.
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