A/RES/56/188
Consciente que, bien que les femmes représentent une proportion importante et
de plus en plus forte des chefs d’entreprise indépendants, leur apport au
développement économique et social se trouve entravé entre autres par l’inégalité
d’accès des hommes et des femmes au crédit et à sa gestion, aux technologies, aux
services d’appui, à la terre et à l’information,
Constatant avec préoccupation que les femmes, du fait d’une discrimination
persistante et parce qu’elles se voient refuser l’égalité des droits et des conditions
d’accès à l’éducation, à la formation et aux facilités de crédit, ou simplement n’en
bénéficient pas, et qu’elles n’ont pas de pouvoir dans les domaines productifs,
notamment sur les terres, les capitaux et les techniques, ne peuvent ni contribuer
pleinement et en toute égalité au développement ni en tirer parti à part égale,
Encourageant le lancement de programmes d’intermédiation financière visant
à assurer aux femmes rurales l’accès au crédit et aux intrants et outils agricoles et,
en particulier, à assouplir pour les femmes les garanties exigées pour l’obtention
d’un financement,
Se déclarant préoccupée par le fait que les femmes prennent une part
insuffisante aux décisions économiques et soulignant qu’il importe d’intégrer une
démarche soucieuse d’équité entre les sexes dans l’élaboration, l’application et
l’évaluation de toutes les politiques,
Notant l’importance du rôle qui incombe aux organismes et organes des
Nations Unies, en particulier aux fonds et programmes, et notamment au Fonds de
développement des Nations Unies pour la femme, dans la promotion de la
participation des femmes au développement et saluant l’œuvre de l’Institut
international de recherche et de formation pour la promotion de la femme,
Se félicitant de la décision de la Commission de la condition de la femme
d’aborder le thème de l’élimination de la pauvreté, notamment grâce au
renforcement du pouvoir d’action des femmes tout au long de leur cycle de vie à
l’heure de la mondialisation, à sa quarante-sixième session, en 2002,
1.
Prend acte du rapport du Secrétaire général intitulé « Participation des
femmes au développement : accès aux ressources financières : optique
sexospécifique 6 » ;
2.
Demande l’application effective et accélérée de la Déclaration 2 et du
Programme d’action 3 de Beijing et des dispositions pertinentes des textes issus de la
vingt-troisième session extraordinaire de l’Assemblée générale 4, ainsi que de toutes
les autres grandes conférences et réunions au sommet des Nations Unies et des
autres sessions extraordinaires pertinentes de l’Assemblée générale, et de leur suivi ;
3.
Souligne qu’il faut créer un environnement national et international qui,
dans tous les domaines, favorise et facilite l’intégration effective des femmes au
développement ;
4.
Engage les gouvernements à élaborer et à promouvoir des méthodes qui
permettent d’intégrer une dimension spécifiquement féminine dans tout ce qui
touche à la définition des politiques, y compris des politiques économiques ;
5.
Constate les interactions entre égalité des sexes et élimination de la
pauvreté ainsi que la nécessité d’élaborer et d’appliquer, selon qu’il convient, en
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A/56/321 et Corr.1.
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