Renforcement du programme des Nations Unies pour la prévention du crime
et la justice pénale, surtout de ses capacités de coopération technique
A/RES/72/196
des groupes terroristes, qui sont liés au trafic de biens culturels dans certains pays,
et au financement d’activités terroristes,
Consciente de l’importance capitale des dispositifs de prévention du crime et
de justice pénale pour l’efficacité de la lutte mondiale contre toutes les formes et
tous les aspects du trafic de biens culturels et les infractions connexes et soulignant
l’importance de l’outil pratique d’assistance destiné à faciliter, dans le cadre de la
Commission pour la prévention du crime et la justice pénale, l’application des
Principes directeurs internationaux sur les mesures de prévention du crime et de
justice pénale relatives au trafic de biens culturels et aux autres infractions
connexes 21, qui facilitera l’application de ses résolutions 68/186 du 18 décembre
2013, 69/196, et 70/76 du 9 décembre 2015 et la coopération opérationnelle en
matière de lutte contre toutes les formes de trafic de biens culturels, et la demande
faite à l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime de contribuer
concrètement à la mise en œuvre des Principes directeurs et de faciliter la
coopération en la matière, y compris dans la lutte contre le financement du
terrorisme conformément à la résolution 70/177 du 17 décembre 2015,
Affirmant que la destruction du patrimoine culturel, illustration de la diversité
de la culture humaine, a pour effet d’effacer la mémoire collective d’une nation, de
déstabiliser les populations et de menacer leur identité culturelle, soulignant
l’importance de la diversité et du pluralisme culturels ainsi que de la liberté de
religion et de conviction pour la paix, la stabilité, la réconciliation et la cohésion
sociale et rappelant à cet égard sa résolution 70/76,
Réaffirmant la valeur intrinsèque de la diversité biologique et ses diverses
contributions au développement durable et au bien -être de l’humanité et consciente
du fait que, de par le nombre de leurs espèces, leur beauté et leur variété, la faune et
la flore sauvages sont un élément irremplaçable des systèmes terrestres naturels,
qu’il faut protéger pour la génération actuelle et les générations futures,
Soulignant que la protection des espèces sauvages doit s’inscrire dans une
démarche globale visant à assurer l’élimination de la pauvreté, la sécurité
alimentaire, le développement durable, y compris la préservation et l’utilisation
durable de la diversité biologique, la croissance économique, le bien-être social et la
pérennité des moyens de subsistance,
Se déclarant profondément préoccupée par les crimes qui portent atteinte à
l’environnement, notamment le trafic d’espèces de faune et de flore sauvages
menacées d’extinction et, le cas échéant, protégées, ainsi que de déchets dangereux,
et soulignant la nécessité de combattre ce type de criminalité en menant une action
mieux coordonnée pour éliminer, prévenir et combattre la corruption et démanteler
les réseaux illicites et également en coordonnant les initiatives prises pour améliorer
la coopération internationale, renforcer les capacités, engager des poursuites pénales
et faire appliquer la loi,
Rappelant l’adoption de ses résolutions 69/314 du 30 juillet 2015, 70/301 du
9 septembre 2016 et 71/326 du 11 septembre 2017 sur la lutte contre le trafic
d’espèces sauvages,
Préoccupée par la montée de la cybercriminalité et par l’utilisation à des fins
illégales des technologies de l’information et des communications dans de multiples
formes de criminalité,
Se félicitant à cet égard de la résolution 26/4 de la Commission pour la
prévention du crime et la justice pénale, en date du 26 mai 2017, sur le
__________________
21
17-23196
Résolution 69/196, annexe.
9/20
Select target paragraph3
Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents