A/RES/55/108
Notant que l’être humain est le sujet central du développement et que toute
politique de développement devrait donc le considérer comme le principal
participant et le principal bénéficiaire,
Soulignant qu’il importe de créer les conditions économiques, politiques,
sociales, culturelles et juridiques propres à assurer le développement social,
Affirmant la nécessité de tenir compte des femmes dans la mise en œuvre du
droit au développement, notamment en veillant à ce qu’elles jouent un rôle actif
dans le processus de développement,
Insistant sur le fait que l’autonomisation des femmes et leur pleine
participation, sur un pied d’égalité, dans toutes les sphères de la société, sont
fondamentales pour le développement,
Soulignant que la réalisation du droit au développement exige des politiques
nationales de développement efficaces, des relations économiques équitables et un
climat économique international favorable,
Se félicitant, à cet égard, de l’adoption par l’Assemblée générale de l’Agenda
pour le développement 4, qui considère le développement comme l’une des
principales priorités de l’Organisation des Nations Unies et qui vise à établir plus
solidement un partenariat renouvelé et renforcé en faveur du développement, fondé
sur les impératifs de l’avantage mutuel et d’une authentique interdépendance,
Constatant avec préoccupation que la Déclaration sur le droit au
développement n’est pas assez largement diffusée, et notant qu’elle devrait être prise
en considération, en tant que de besoin, dans les programmes bilatéraux et
multilatéraux de coopération, les stratégies et politiques nationales de
développement et les activités des organisations internationales,
Rappelant qu’il faut assurer la coordination et la coopération dans tout le
système des Nations Unies pour promouvoir et appliquer plus efficacement le droit
au développement,
Soulignant le rôle important que joue le Haut Commissaire des Nations Unies
aux droits de l’homme dans la promotion et la protection du droit au développement,
conformément au mandat que lui a confié l’Assemblée générale à l’alinéa c du
paragraphe 4 de sa résolution 48/141 du 20 décembre 1993,
Rappelant sa résolution 54/175 du 17 décembre 1999,
Prenant note de la résolution 2000/5 de la Commission des droits de l’homme
en date du 13 avril 2000 5,
Accueillant avec intérêt le rapport présenté par le Groupe intergouvernemental
d’experts sur le droit au développement sur les travaux de sa deuxième session 6,
notamment la stratégie qu’il propose, et se félicitant en particulier de la
recommandation tendant à créer un mécanisme de suivi afin d’assurer la promotion
et l’application de la Déclaration sur le droit au développement,
1.
Réaffirme l’importance que revêt pour tout être humain et pour tous les
peuples de tous les pays, en particulier ceux des pays en développement, le droit au
4
Résolution 51/240, annexe.
Voir Documents officiels du Conseil économique et social, 2000, Supplément no 3 et rectificatif
(E/2000/23 et Corr.1), chap. II, sect. A.
6
E/CN.4/1998/29.
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