A/RES/56/94
leur fait, au paragraphe 1 de l’article III, le Traité sur la non-prolifération des armes
nucléaires, afin d’empêcher que l’énergie nucléaire ne soit détournée de ses
utilisations pacifiques vers la fabrication d’armes nucléaires ou d’autres dispositifs
explosifs nucléaires, et réaffirmant également que rien ne doit être fait qui serait de
nature à saper l’autorité de l’Agence à cet égard et que les États parties qui ont des
doutes sur le respect de l’accord de garanties du Traité par certains États parties
doivent en informer l’Agence, pièces justificatives à l’appui, afin que celle-ci
examine la question, enquête, tire des conclusions et décide des mesures à prendre
conformément à son mandat,
Soulignant que la conception et l’exploitation des centrales nucléaires et les
activités nucléaires pacifiques doivent être soumises aux normes de sûreté les plus
rigoureuses, de façon à réduire au minimum les risques pour la vie, la santé et
l’environnement, et constatant qu’un bon bilan en matière de sûreté repose sur le
recours à des techniques éprouvées, à de bonnes pratiques réglementaires et aux
services d’un personnel dûment qualifié et formé, ainsi que sur la coopération
internationale,
Notant que le fait que le monde entier fasse ses preuves en matière de sûreté
est un élément essentiel pour les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire et
qu’il faut s’efforcer sans relâche de garantir que les composantes humaines et
techniques de la sûreté soient maintenues à leur niveau optimal, et notant également
que, bien que la sûreté relève de la responsabilité nationale, la coopération
internationale en ce qui concerne les questions ayant trait à la sûreté est
indispensable,
Considérant qu’un élargissement des activités de coopération technique
relatives aux utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire contribuera au bien-être
des peuples du monde, consciente des besoins particuliers des pays en
développement en ce qui concerne l’assistance technique fournie par l’Agence et de
l’importance que revêt le financement si ces pays doivent tirer le meilleur parti du
transfert des techniques nucléaires et de leur application à des fins pacifiques et de
ce que l’énergie nucléaire peut apporter à leur développement économique, et
souhaitant que les ressources dont dispose l’Agence pour ses activités de
coopération technique soient assurées, prévisibles et suffisantes pour lui permettre
d’atteindre les objectifs énoncés à l’article II de son statut,
Sachant que les travaux que l’Agence consacre aux sciences nucléaires et à
leurs applications dans le secteur non énergétique contribuent à assurer un
développement durable, en particulier grâce aux programmes visant à renforcer la
productivité agricole et la sécurité alimentaire, à améliorer la santé des populations,
à accroître l’approvisionnement en eau potable et à protéger l’environnement
terrestre et marin,
Consciente de l’importance des travaux que l’Agence consacre à l’énergie
nucléaire, au cycle du combustible nucléaire et à la science nucléaire, à l’application
des techniques nucléaires au développement et à la protection de l’environnement, à
la sûreté nucléaire et à la protection radiologique, notamment ceux de ces travaux
qui visent à aider les pays en développement dans tous ces domaines,
Se félicitant de la tenue du quatrième Forum scientifique sur le thème
« Répondre aux besoins de l’humanité : la technologie nucléaire au service du
développement durable » durant la quarante-cinquième session ordinaire de la
Conférence générale de l’Agence,
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