Coopération internationale face au problème mondial de la drogue
A/RES/69/201
développement social et économique, et d’aider les mineurs délinquants à se
désintoxiquer, à se soigner et à se réinsérer dans la société,
Soulignant combien il importe que la Commission des stupéfiants ait mis
l’accent, à sa cinquante-septième session, sur les questions de prévention de la
toxicomanie, y compris par la formation théorique et pratique sur les troubles liés à
l’usage de drogues et par le sport, et encourageant le traitement, la désintoxication,
la réinsertion et la guérison des toxicomanes et les autres mesures prises pour
limiter les conséquences qu’a la toxicomanie sur la santé publique et la société,
conformément aux législations nationales et en application des trois conventions
internationales relatives au contrôle des drogues,
Soulignant également l’importance que la Commission des stupéfiants a
accordée, à sa cinquante-septième session, au renforcement de la coopération
internationale aux fins de la détection de nouvelles substances psychoactives, du
recensement des incidents liés à l’usage de ces substances et de la communication
d’informations y relatives,
Constatant avec une vive inquiétude la progression de la consommation de
certaines drogues à l’échelle mondiale et la prolifération de substances nouvelles
qui, n’étant pas contrôlées par les trois conventions internationales relatives au
contrôle des drogues, constituent une menace potentielle et des risques pour la santé
publique,
Constatant de même avec une vive inquiétude l’ingéniosité croissante dont les
groupes criminels transnationaux font preuve pour fabriquer illicitement des
stimulants de type amphétamine et les distribuer partout dans le monde, et le fait
que les précurseurs chimiques entrant dans la fabrication illicite de stupéfiants et de
substances psychotropes prolifèrent et font l’objet de détournements,
Consciente du rôle primordial que les données et les informations qualitatives
provenant des laboratoires de criminalistique et de recherche scientifique ainsi que
des centres de traitement jouent dans la compréhension du phénomène des drogues
synthétiques illicites et de la gamme des produits disponibles sur le marché illicite,
Notant qu’il faut faire en sorte que les stupéfiants et les substances
psychotropes placés sous contrôle international soient disponibles en quantité
suffisante à des fins médicales et scientifiques, dans le respect des législations
nationales, tout en empêchant leur détournement, leur usage illicite et leur trafic, en
vue de réaliser les objectifs énoncés dans les trois conventions internationales
relatives au contrôle des drogues,
Saluant les résultats déjà obtenus dans le cadre des initiatives prises aux
niveaux bilatéral, régional et international et estimant que d’autres progrès peuvent
être accomplis grâce à des efforts soutenus et collectifs appuyés par une coopération
internationale visant à réduire la demande et l’offre de drogues illicites,
Considérant que, dans le cadre de leur mandat, la Commission des stupéfiants
et ses organes subsidiaires et l’Organe international de contrôle des stupéfiants, qui
sont les entités des Nations Unies responsables au premier chef des questions
relatives au contrôle des drogues, ainsi que l’Organisation mondiale de la Santé,
jouent un rôle primordial et considérant également qu’il faut promouvoir et faciliter
la mise en œuvre et le suivi effectifs de la Déclaration politique et du Plan d’action
sur la coopération internationale en vue d’une stratégie intégrée et équilibrée de
lutte contre le problème mondial de la drogue,
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