A/RES/69/201 Coopération internationale face au problème mondial de la drogue le Programme d’action de Vienne 16 relatifs aux droits de l’homme et, en particulier, dans le strict respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, du principe de non-ingérence dans leurs affaires intérieures et de l’ensemble des droits de l’homme et des libertés fondamentales, sur la base des principes de l’égalité des droits et du respect mutuel ; 3. Demande aux États Membres de coopérer efficacement entre eux et de prendre des mesures concrètes pour s’attaquer au problème mondial de la drogue en appliquant le principe de la responsabilité commune et partagée ; 4. Engage les États Membres à tenir dûment compte des effets négatifs du problème mondial de la drogue et de ses conséquences pour le développement et la société en général ; 5. Invite les États Membres à prendre des mesures de prévention de la toxicomanie qui englobent tous les aspects du problème et l’envisagent sous l’angle de la personne individuelle, de son milieu et de l’ensemble de la société, y compris des mesures d’éducation sanitaire visant à mettre en garde contre les dangers de la consommation de drogues, des mesures de prévention de la violence et des mesures de réadaptation et de réinsertion sociale des anciens toxicomanes, et à anticiper, détecter et analyser les différents risques que la violence et la criminalité liées à la drogue font peser sur la collectivité ; 6. S’engage à promouvoir la coopération bilatérale, régionale et internationale, notamment grâce au partage des données de renseignement et à la coopération transfrontière, afin de s’attaquer plus efficacement au problème mondial de la drogue, en particulier en encourageant et en favorisant la coopération des États les plus directement concernés par la culture, la production, la fabrication, le transit, le trafic et la distribution illicites et l’abus de stupéfiants et de substances psychotropes ; 7. Réaffirme la volonté des États Membres de promouvoir et d’élaborer des programmes efficaces, diversifiés et intégrés de réduction de la demande de drogues, qui reposent sur des faits scientifiques et comportent un vaste éventail de mesures, notamment la prévention primaire, l’éducation, la détection précoce du comportement et l’intervention rapide, le traitement, la prise en charge et les services d’appui connexes, le soutien à la désintoxication, la réadaptation et la réinsertion sociale, et de repenser ou renforcer ceux qui existent, ainsi que des mesures visant à minimiser les conséquences de l’abus de drogues sur la santé publique et la société en vue de promouvoir la santé et le bien-être social individuel, familial et collectif et d’atténuer les effets néfastes de l’abus de drogues sur les individus et l’ensemble de la société, en tenant compte des besoins propres aux femmes et des problèmes particuliers que posent les toxicomanes à haut risque, dans le strict respect des trois conventions internationales relatives au contrôle des drogues et conformément aux législations nationales, et engage les États Membres à investir davantage de ressources pour assurer l’accès à ces programmes sans discrimination, y compris dans les centres de détention, en gardant à l’esprit que les interventions menées devraient également prendre en considération les facteurs de vulnérabilité qui freinent le développement humain, tels que la pauvreté et la marginalisation sociale ; 8. Encourage les États Membres à élaborer et à mettre en place, selon que de besoin, des politiques et programmes globaux qui, en soutenant le développement social, visent à prévenir la criminalité et la violence et ciblent les divers facteurs _______________ 16 6/15 A/CONF.157/24 (Part I), chap. III.

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