A/RES/78/221
Situation relative aux droits humains dans les territoires ukrainiens
temporairement occupés, y compris la République autonome
de Crimée et la ville de Sébastopol
b)
de se conformer pleinement et immédiatement aux ordonnances de la Cour
internationale de Justice en date du 19 avril 2017 et du 16 mars 2022 ;
c)
de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre immédiat ement fin
à toutes les violations du droit international des droits humains et atteintes à ce droit
et à toutes les violations du droit international humanitaire commises contre les
résidents des territoires ukrainiens temporairement contrôlés ou occupés, en
particulier les mesures et pratiques discriminatoires, les détentions et arrestations
arbitraires, les violations et atteintes commises dans le cadre des procédures de
filtrage, les disparitions forcées, les actes de torture et autres traitements cruels ,
inhumains ou dégradants et les violences sexuelles et fondées sur le genre qui ont été
signalés, y compris les mesures qui visent à astreindre les personnes appréhendées à
témoigner contre elles-mêmes ou à « coopérer » avec les forces de l’ordre, d’assurer
des procès équitables, d’abroger toutes les lois discriminatoires et de traduire en
justice les auteurs de ces violations et atteintes en veillant à ce que toutes les
allégations fassent l’objet d’enquêtes rapides, impartiales et efficaces ;
d)
de s’abstenir d’arrêter et de traduire en justice les résidents des territoires
ukrainiens temporairement contrôlés ou occupés pour des infractions qui ne relèvent
pas du droit pénal ou des opinions qu’ils auraient exprimées, notamment dans les
médias sociaux, et de libérer tous les résidents qui ont été arrêtés ou emprisonnés pour
de tels motifs ;
e)
de respecter les lois en vigueur en Ukraine, d’abroger les lois autorisant
les évictions forcées et la confiscation de propriétés privées, y compris de terres,
qu’elle a imposées illégalement dans les territoires ukrainiens temporairement
contrôlés ou occupés en violation du droit international applicable, et de préserver les
droits patrimoniaux de tous les anciens propriétaires de biens confisqués ;
f)
de libérer immédiatement les citoyens ukrainiens qui sont détenus
illégalement, ainsi que ceux qui ont été transférés ou déportés par la Fédération de
Russie, et de permettre leur retour en Ukraine, sans conditions préalables ;
g)
de divulguer le nombre et l’identité des personnes qui ont été déportées
des territoires ukrainiens temporairement contrôlés ou occupés vers la Fédération de
Russie et de prendre des mesures immédiates pour permettre le retour volontaire de
ces personnes en Ukraine ;
h)
de mettre fin à la pratique de la mise à l’isolement comme méthode
d’intimidation ;
i)
de surveiller et de satisfaire les besoins médicaux de tous les citoyens
ukrainiens, y compris de ceux détenus illégalement et condamnés pour des motifs
politiques dans les territoires ukrainiens temporairement contrôlés ou occupés et dans
la Fédération de Russie, de permettre à des observateurs internationaux indépendants
et à des médecins d’organisations internationales réputées, actives dans le domaine
de la santé, notamment le Comité européen pour la prévention de la torture et des
peines ou traitements inhumains ou dégradants et le Comité international de la
Croix-Rouge, de surveiller l’état de santé et les conditions de détention des détenus,
et de mener dûment des enquêtes sur tous les décès survenus en détention ;
j)
de défendre les droits, conformément au droit international, des
Ukrainiens prisonniers et détenus dans les territoires ukrainiens temporairement
contrôlés ou occupés et dans la Fédération de Russie, y compris ceux qui observent
une grève de la faim, jusqu’à leur libération, et l’encourage à respecter l’Ensemble de
règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus (Règles Nelson
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