Situation relative aux droits humains dans les territoires ukrainiens
temporairement occupés, y compris la République autonome
de Crimée et la ville de Sébastopol
A/RES/78/221
des organismes des Nations Unies n’ont pas été mises en œuvre par la Fédération de
Russie,
Condamnant la poursuite du contrôle ou de l’occupation temporaires par la
Fédération de Russie d’une partie du territoire de l’Ukraine, y compris la République
autonome de Crimée et la ville de Sébastopol (ci-après dénommées « Crimée »), et
de certaines zones des régions de Kherson, de Zaporizhzhia, de Donetsk et de
Luhansk (ci-après dénommées « les territoires ukrainiens temporairement contrôlés
ou occupés »), et réaffirmant qu’elle ne reconnaît pas la légitimité de cette annexion,
Condamnant également l’agression non provoquée commise par la Fédération
de Russie contre l’Ukraine en violation du paragraphe 4 de l’Article 2 de la Charte,
et l’utilisation de la Crimée à l’appui de cette entreprise et de la tentative d’annexion
illégale des régions de Kherson, de Zaporizhzhia, de Donet sk et de Luhansk,
Appuyant l’engagement pris par l’Ukraine de se conformer au droit international
dans ses mesures visant à mettre fin à l’occupation temporaire de la Crimée par la
Fédération de Russie, et saluant la volonté de l’Ukraine de respecter, protéger et
réaliser les droits humains et les libertés fondamentales de toutes les personnes, y
compris les peuples autochtones, et de coopérer avec les organes créés en vertu
d’instruments internationaux relatifs aux droits humains et les organisations
internationales,
Rappelant que les organes et les fonctionnaires de la Fédération de Russie
établis dans les territoires ukrainiens temporairement occupés sont illégitimes et
doivent être désignés sous l’appellation d’« autorités d’occupation de la Fédération
de Russie »,
Constatant avec préoccupation que les obligations et les traités internationaux
applicables en matière de droits humains, auxquels l’Ukraine est partie, ne sont pas
respectés par la Puissance occupante, ce qui s’est traduit par une diminution
considérable de la capacité des résidents dans les territoires ukrainiens temporairement
contrôlés ou occupés d’exercer leurs droits humains et leurs libertés fondamentales,
Réaffirmant que les États sont tenus de veiller à ce que les personnes appartenant
à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques et les peuples
autochtones puissent exercer pleinement et effectivement tous les droits humains et
toutes les libertés fondamentales, sans discrimination d’aucune sorte et en toute
égalité devant la loi,
Accueillant avec satisfaction les rapports du Haut-Commissariat des Nations
Unies aux droits de l’homme sur la situation relative aux droits humains en Ukraine,
de la Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe et des missions
d’experts établies au titre du Mécanisme de Moscou de l’Organisation pour la sécurité
et la coopération en Europe, dans lesquels ils ont indiqué que les violations des droits
humains et les atteintes à ces droits se poursuivaient dans le territoire ukrainien ayant
subi les conséquences de l’agression menée par la Fédération de Russie,
Accueillant également avec satisfaction les rapports sur la situation relative aux
droits humains dans la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol (Ukraine)
temporairement occupées, que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de
l’homme a présentés en application des résolutions 71/205 13 et 72/190 14, les rapports
présentés par le Secrétaire général en application des résolutions 73/263 15, 74/168 16,
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Voir A/72/498.
Voir A/73/404.
A/74/276.
A/75/334 et A/HRC/44/21.
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