Situation relative aux droits humains dans les territoires ukrainiens
temporairement occupés, y compris la République autonome
de Crimée et la ville de Sébastopol
A/RES/78/221
75/192 17, 76/179 18 et 77/229 19, et les rapports du 18 octobre 2022 20, du 15 mars 2023 21
et du 19 octobre 2023 22 établis par la Commission d’enquête internationale
indépendante sur l’Ukraine en application de la résolution 49/1 du Conseil des droits
de l’homme,
Condamnant l’imposition et l’application rétroactive du système juridique de la
Fédération de Russie et les effets préjudiciables qui en découlent pour la situation
relative aux droits humains dans les territoires ukrainiens temporairement contrôlés
ou occupés, l’imposition automatique de la citoyenneté de la Fédération de Russie
aux personnes protégées, qui est contraire au droit international humanitaire,
notamment aux Conventions de Genève et au droit international coutumier, ainsi que
la déportation des personnes qui ont refusé cette citoyenneté, les effets régressifs sur
la jouissance des droits humains de ces dernières et la restriction de fait de leur droit
à la propriété foncière,
Vivement préoccupée par les informations persistantes selon lesquelles les
services russes chargés de l’application de la loi procèdent à des perquisitions et des
raids dans des habitations privées, des entreprises et des lieux de rencontre dans les
territoires ukrainiens temporairement contrôlés ou occupés, qui touchent de manière
disproportionnée les Tatars de Crimée, et rappelant que le Pacte international relatif
aux droits civils et politiques interdit toute immixtion arbitraire ou illégale dans la vie
privée, la famille, le domicile ou la correspondance d’une personne,
Gravement préoccupée à la lecture des rapports selon lesquels les autorités
russes auraient depuis 2014 recours à la torture, et se déclarant profondément
préoccupée par les informations faisant état de détentions, d’arrestations et de
condamnations arbitraires par la Fédération de Russie de citoyens ukrainiens ou de
citoyens étrangers – en particulier pour des déclarations et des actes d ’opposition à
l’agression menée par la Fédération de Russie contre l’Ukraine –, notamment
Emir-Usein Kuku, Halyna Dovhopola, Server Mustafayev, Vladyslav Yesypenko,
Nariman Dzhelyal, Asan et Aziz Akhmetov, Iryna Danilovych, Bohdan Ziza, Enver
Krosh, Vilen Temeryanov, Mariano García Calatayud et beaucoup d’autres,
Vivement préoccupée par les graves restrictions à la liberté de circulation qui
continuent d’être imposées à des personnes qui ont précédemment été détenues
arbitrairement et ont purgé des peines après avoir fait l ’objet de poursuites pénales
motivées par des considérations politiques,
Gravement préoccupée par le fait que les résidents, notamment les enfants, les
femmes, les personnes âgées, les personnes handicapées et d’autres personnes en
situation de vulnérabilité ou de marginalisation, ne peuvent toujours pas jouir
pleinement de leurs droits sociaux, culturels et économiques du fait du contrôle ou de
l’occupation temporaires,
Condamnant les graves violations du droit international humanitaire et les
violations des droits humains et les atteintes à ces droits commises contre les résidents
des territoires ukrainiens temporairement contrôlés ou occupés qui ont été signalées,
en particulier les exécutions extrajudiciaires, les enlèvements, les disparitions
forcées, les poursuites judiciaires dictées par des motifs politiques, les actes de
discrimination, de harcèlement, d’intimidation et de violence, y compris sexuelle et
fondée sur le genre, les perquisitions et raids de masse, les détentions et arrestations
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A/76/260 et A/HRC/47/58.
A/77/220 et A/HRC/50/65.
A/78/340 et A/HRC/53/64.
A/77/533.
A/HRC/52/62.
A/78/540.
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