A/RES/67/182 Situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran b) La fréquence toujours alarmante des exécutions pratiquées sans égard pour les garanties reconnues au niveau international, y compris une augmentation du nombre d’exécutions publiques, en dépit de la publication d’une circulaire par l’ancien chef de la magistrature interdisant cette pratique, et des exécutions collectives secrètes, ainsi que les cas d’exécutions pratiquées à l’insu des familles ou des conseils des détenus dont il est fait état ; c) Le fait que n’ait pas été abolie l’exécution de mineurs et de personnes âgées de moins de 18 ans au moment des faits, en violation des obligations mises à la charge de la République islamique d’Iran par la Convention relative aux droits de l’enfant 6 et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques2 ; d) L’imposition de la peine capitale pour des crimes sans définition précise ni claire, comme celui de mouharaba (hostilité envers Dieu), ou qui ne peuvent être qualifiés de crimes les plus graves, en violation du droit international ; e) La strangulation par pendaison comme méthode d’exécution et le fait que des détenus continuent de risquer d’être condamnés à la lapidation, en dépit de la publication d’une circulaire par l’ancien chef de la magistrature interdisant cette pratique ; f) La persistance des restrictions systématiques, généralisées et graves à la liberté de réunion et d’association pacifiques et à la liberté d’opinion et d’expression, notamment les mesures visant à bloquer ou à filtrer les contenus d’Internet, à restreindre l’accès aux services de messagerie électronique étrangers et à un grand nombre de sites Web, à brouiller la réception en République islamique d’Iran de transmissions internationales par satellite, à censurer ou à fermer les rédactions de journaux, de magazines et d’autres publications, et à couper l’accès aux communications et à l’information ; g) Les attaques de plus en plus fréquentes et systématiques visant les défenseurs des droits de l’homme, notamment, mais pas uniquement, les avocats et les journalistes – y compris les actes d’intimidation dont font l’objet des familles de journalistes indépendants des médias de langue persane – et d’autres représentants des médias, les fournisseurs d’accès à Internet, les blogueurs et les cybernautes, qui subissent des actes d’intimidation, des interrogatoires et des arrestations, sont arbitrairement placés en détention, exilés pour de longues périodes ou soumis à des peines sévères, y compris la peine capitale, du fait de leurs activités, l’attention étant en particulier appelée sur la confirmation des peines d’emprisonnement prononcées à l’encontre d’employés du Centre des défenseurs des droits de l’homme ; h) L’omniprésence des inégalités entre les sexes et de la violence à l’encontre des femmes, la répression constante dont font l’objet les défenseurs des droits fondamentaux des femmes, les arrestations, la condamnation de femmes exerçant leur droit de réunion pacifique et la violente répression dont elles sont victimes, ainsi que la discrimination accrue, tant dans la législation que dans la pratique, à l’encontre des femmes et des filles, qui se voient notamment limiter l’accès à l’enseignement supérieur, 36 universités ayant entre autres interdit aux femmes l’étude de 77 disciplines dans leur établissement ; i) La persistance de la discrimination et d’autres violations des droits de l’homme, qui s’apparentent parfois à la persécution, à l’encontre de personnes _______________ 6 2/7 Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1577, no 27531.

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