Intensification de l’action menée pour prévenir et éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles : violence familiale A/RES/71/170 l’isolement économiques et les négligences, et qu’elle se produit dans la sphère familiale ou privée, généralement entre membres ou anciens membres d’un couple ou entre des personnes unies par les liens du sang ou par des rapports d’intimité ; 5. Condamne énergiquement toutes les formes de violence contre les femmes et les filles, y compris la violence familiale, constate qu’elle entrave la réalisation de l’égalité entre les sexes et le plein exercice par les femmes et les filles de leurs droits fondamentaux, et s’inquiète de ce que la violence familiale est la forme la plus répandue et la moins visible de violence à l’égard des femmes et des filles et a des répercussions durables et profondes dans de nombreux domaines de la vie des victimes ; 6. Considère que la violence à l’égard des femmes et des filles persiste dans tous les pays et constitue une violation, une atteinte ou une entrave généralisée aux droits fondamentaux ainsi qu’un obstacle majeur à la réalisation de l’égalité entre les sexes, à l’autonomisation de l’ensemble des femmes et des filles, à la concrétisation du développement durable, de la paix, de la sécurité et des objectifs de développement arrêtés au niveau international, en particulier ceux du Programme de développement durable à l’horizon 2030 ; 7. Invite instamment les États à condamner toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles, y compris la violence familiale, et réaffirme qu’ils ne devraient invoquer aucune coutume, tradition ou considération religieuse pour se soustraire à l’obligation qui leur incombe d’éliminer ces violences et devraient mettre en œuvre, par tous les moyens appropriés et sans retard, une politique visant à éliminer la violence à l’égard des femmes, comme le prévoit la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes 7 ; 8. Souligne que, nonobstant les importantes mesures prises par de nombreux pays partout dans le monde, les États devraient continuer à mettre l’accent sur la prévention et l’élimination de toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles, ainsi que sur la protection de celles-ci, leur autonomisation et les services à leur offrir et, par conséquent appliquer des lois, des politiques et des programmes destinés à mettre fin à toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles, en suivre et en évaluer rigoureusement la mise en œuvre et en élargir autant que possible la portée, l’ouverture et l’efficacité ; 9. Souligne également qu’il importe de faire en sorte que, dans les situations de conflit armé et d’après conflit et en cas de catastrophe naturelle, la prévention de toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles, y compris les violences sexuelles et sexistes, et la lutte contre ces violences soient des questions prioritaires appelant des mesures effectives, notamment, selon qu’il convient, l’ouverture d’enquêtes sur leurs auteurs, qui doivent être poursuivis et sanctionnés pour qu’il soit mis fin à l’impunité, l’élimination des obstacles qui entravent l’accès des femmes à la justice, la création de méca nismes de traitement des plaintes et de communication de l’information et la mise en place d’une aide aux victimes et aux rescapées ; 10. Souligne en outre qu’il faut veiller à ce que personne ne soit laissé de côté dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, reconnaît à cet égard les difficultés auxquelles doivent faire face les réfugiées et les migrantes et la nécessité de les protéger et de leur donner les moyens d’agir, y compris dans les pays en conflit ou sortant d’u n conflit, ainsi que de renforcer la résilience des communautés d’accueil, et insiste sur l’importance que revêtent les programmes d’appui au développement pour ces dernières, en particulier dans les pays en développement ; 7/13

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