A/HRC/RES/58/25
3.
Se félicite également que, dans la déclaration constitutionnelle signée en mars
2025, il soit affirmé que l’État garantit les droits de l’homme et les libertés fondamentales,
prend note avec satisfaction des dispositions relatives à la liberté d’expression, à la liberté de
religion et aux droits des femmes et demande qu’elles soient appliquées, et exprime l’espoir
que la déclaration constitutionnelle constituera un cadre solide propice à une transition
réussie, ordonnée et inclusive et à un avenir de paix pour la République arabe syrienne, ce
qui permettra de garantir les droits humains et les libertés fondamentales de tous les Syriens,
de rendre la justice et d’établir les responsabilités, ainsi que de promouvoir la bonne
gouvernance et l’état de droit ;
4.
Engage les autorités de la République arabe syrienne à trouver un moyen
d’instaurer durablement un mécanisme crédible d’établissement des responsabilités pour tous
les crimes, qui rende justice aux victimes, aux survivants et à leur famille, et contribue à la
réconciliation et à un avenir de paix pour tous les Syriens, et constate à cet égard que la
déclaration constitutionnelle comprend une disposition visant la création d’une commission
de justice transitionnelle, mais aussi que les autorités de la République arabe syrienne se
heurtent à une multitude de difficultés dans la mise en place d’un processus d’établissement
des responsabilités et de justice transitionnelle qui soit conduit et pris en main par les Syriens,
en raison de l’ampleur et de la gravité des violations commises par l’ancien régime et de la
complexité de leurs conséquences ;
5.
Demande aux autorités de la République arabe syrienne de veiller à ce que
toutes les allégations concernant des crimes s’apparentant à des représailles fassent l’objet
d’une enquête et à ce que les auteurs aient à répondre de leurs actes dans le cadre de
mécanismes judiciaires transparents et appropriés, qui soient conformes aux normes relatives
aux droits de l’homme, et prenant note à cet égard de l’engagement pris au plus haut niveau
de la République arabe syrienne, le 9 mars 2025, d’amener toutes les personnes impliquées
dans les violations et les atteintes commises au cours des événements de mars 2025 à
répondre de leurs actes ;
6.
Appuie les efforts que les autorités de la République arabe syrienne déploient
pour assurer la préservation des documents et des éléments d’information et de preuve relatifs
aux violations des droits de l’homme, aux atteintes à ces droits et aux violations du droit
international humanitaire, y compris ceux ayant trait aux fosses communes, et engage les
autorités de la République arabe syrienne à instaurer un système global et durable pour la
conservation de ces éléments de preuve ;
7.
Se félicite de la nomination par le Secrétaire général d’une sous-secrétaire
générale à la tête de l’Institution indépendante chargée de la question des personnes disparues
en République arabe syrienne et, à cet égard, exhorte les autorités de la République arabe
syrienne à collaborer avec l’Institution indépendante pour faire progresser l’action menée par
les Syriens afin d’élucider le sort de toutes les personnes disparues en République arabe
syrienne et de déterminer le lieu où elles se trouvent, apporter un soutien approprié aux
victimes, aux survivants et aux familles des personnes disparues, garantir la participation et
la représentation pleines, égales et véritables et en toute sécurité des victimes, des survivants
et des familles des personnes disparues en République arabe syrienne dans ces activités, et
coordonner l’appui à cet égard ;
8.
Engage les autorités de la République arabe syrienne à poursuivre leur
coopération constructive avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de
l’homme, le Mécanisme international, impartial et indépendant chargé de faciliter les
enquêtes sur les violations les plus graves du droit international commises en République
arabe syrienne depuis mars 2011 et d’aider à juger les personnes qui en sont responsables,
l’Institution indépendante chargée de la question des personnes disparues en République
arabe syrienne, la Commission d’enquête internationale indépendante sur la République
arabe syrienne et d’autres procédures spéciales pertinentes, ainsi qu’avec la société civile
syrienne, y compris les associations et groupes de victimes et, à cet égard, demande aux
organisations et mécanismes susmentionnés de coordonner leurs approches et leurs activités
afin d’en garantir l’efficacité ;
4
GE.25-05556