A/RES/60/1
VIH/sida, paludisme, tuberculose et autres problèmes sanitaires
57. Nous constatons que le VIH/sida, le paludisme, la tuberculose et d’autres
maladies infectieuses constituent de graves dangers pour le monde entier et des
obstacles majeurs à la réalisation des objectifs de développement. Nous saluons les
efforts et les contributions financières considérables de la communauté
internationale, tout en sachant que celle-ci devra continuer à lutter sans relâche
contre ces maladies et contre d’autres problèmes sanitaires nouveaux. Nous nous
engageons donc à :
a) Accroître, en nous appuyant sur les mécanismes existants et en formant
des partenariats, les investissements visant à renforcer les systèmes sanitaires des
pays en développement ou en transition, afin que ces pays disposent des agents
sanitaires, des infrastructures, des systèmes de gestion et des fournitures nécessaires
pour réaliser, d’ici à 2015, les objectifs du Millénaire en matière de santé ;
b) Prendre des mesures pour qu’adultes et adolescents sachent mieux se
mettre à l’abri du risque d’infection par le VIH ;
c)
Honorer intégralement tous les engagements pris dans la Déclaration
d’engagement sur le VIH/sida 20 , en conduisant l’action plus énergiquement, en
intervenant plus massivement et de manière globale afin d’assurer une couverture
large et multisectorielle en matière de prévention, de soins, de traitement et de
services d’accompagnement, en mobilisant des ressources supplémentaires d’origine
nationale, bilatérale, multilatérale ou privée et en finançant largement le Fonds
mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ainsi que le volet
VIH/sida des programmes de travail des organismes et programmes des Nations
Unies qui participent à la lutte contre ce fléau ;
d) Élaborer et à mettre en place un train de mesures de prévention, de
traitement et de soins en matière de VIH/sida, en nous efforçant de nous approcher
le plus possible de l’objectif d’un accès universel au traitement, à l’horizon 2010,
pour tous ceux qui en ont besoin, y compris en y consacrant davantage de moyens,
et à nous employer à mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination, à élargir
l’accès à des médicaments abordables, à réduire la vulnérabilité des personnes
touchées par le VIH/sida ou par d’autres problèmes de santé, notamment les enfants
qui ont perdu leurs parents et les personnes âgées ;
e)
Honorer intégralement les obligations que nous impose le Règlement
sanitaire international adopté à la cinquante-huitième Assemblée mondiale de la
santé, en mai 2005 21 , notamment le financement du Réseau mondial d’alerte et
d’intervention en cas d’épidémie de l’Organisation mondiale de la santé ;
f)
Nous employer activement à mettre en œuvre les principes « trois fois
un » dans tous les pays, notamment en veillant à ce que les activités touchant au
VIH/sida des multiples institutions et partenaires internationaux s’inscrivent toutes
dans un cadre unique et arrêté d’un commun accord, sur la base duquel elles doivent
être coordonnées ; à ce qu’il y ait dans chaque pays une autorité de coordination
unique, dotée d’un mandat général et multisectoriel ; et à ce qu’il y ait également
dans chaque pays un seul système de suivi et d’évaluation accepté par tous. Nous
accueillons avec satisfaction et appuyons les importantes recommandations de
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Résolution S-26/2, annexe.
Résolution 58.3 de l’Assemblée mondiale de la santé.
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