A/RES/60/1 nationales – c’est-à-dire le domaine réservé des politiques intérieures, tout particulièrement en matière de commerce international, d’investissements et de développement industriel – est désormais souvent circonscrite par un faisceau de règles et d’engagements internationaux et par les impératifs du marché mondial. C’est à chaque État qu’il appartient de concilier les avantages découlant de l’acceptation de règles et d’engagements internationaux et les inconvénients résultant de la réduction concomitante de sa marge de manœuvre. Il est particulièrement important pour les pays en développement, eu égard à leurs buts et objectifs en matière de développement, que tous les pays tiennent compte de la nécessité de procéder à cet arbitrage entre marge de manœuvre nationale et règles et engagements internationaux ; e) De renforcer la contribution des organisations non gouvernementales, de la société civile, du secteur privé et des autres parties prenantes aux efforts de développement national et à la promotion du partenariat mondial au service du développement ; f) De veiller à ce que les fonds, programmes et institutions spécialisées des Nations Unies appuient les efforts des pays en développement par le biais des bilans communs de pays et des plans-cadres des Nations Unies pour l’aide au développement et accroissent l’aide qu’ils consacrent au renforcement des capacités ; g) De protéger nos réserves de richesses naturelles dans l’intérêt du développement. Financement du développement 23. Nous réaffirmons le Consensus de Monterrey2 et considérons que la mobilisation de ressources financières en faveur du développement et l’utilisation rationnelle de ces ressources dans les pays en développement et dans les pays en transition sont essentielles à un partenariat mondial au service du développement venant appuyer la réalisation des objectifs de développement convenus au niveau international, notamment les objectifs du Millénaire pour le développement. À cet égard : a) Nous sommes encouragés par les engagements pris récemment d’accroître considérablement l’aide publique au développement, et par les estimations de l’Organisation de coopération et de développement économiques selon lesquelles le montant de cette aide destiné à l’ensemble des pays en développement augmentera dorénavant d’environ 50 milliards de dollars des États-Unis par an d’ici à 2010, même si nous considérons qu’un accroissement notable de ladite aide est nécessaire pour atteindre les objectifs de développement convenus au niveau international, notamment les objectifs du Millénaire pour le développement, dans les délais respectivement assignés ; b) Nous nous félicitons de l’accroissement des ressources qui résultera du respect du calendrier que nombre de pays développés se sont fixé pour parvenir à l’objectif qui consiste, d’une part, à consacrer à l’aide publique au développement 0,7 p. 100 du produit national brut d’ici à 2015 et au moins 0,5 p. 100 d’ici à 2010, et, d’autre part, à affecter, en application du Programme d’action de Bruxelles en faveur des pays les moins avancés pour la décennie 2001-2010 4 , 0,15 p. 100 à _______________ 4 A/CONF.191/13, chap. II. 5

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