A/RES/60/1 Mobilisation des ressources nationales 24. Notre action commune en faveur de la croissance, de l’élimination de la pauvreté et du développement durable nous impose une mission essentielle, à savoir instaurer dans chaque pays les conditions requises pour mobiliser l’épargne à la fois publique et privée, financer l’investissement nécessaire dans les biens productifs, renforcer les capacités humaines, réduire la fuite des capitaux, mettre fin aux transferts illicites de fonds et intensifier la coopération internationale en vue de créer à l’échelon national un climat propice. Nous nous engageons à soutenir les efforts déployés par les pays en développement pour créer un environnement favorable à la mobilisation des ressources nationales. À cette fin, nous décidons solennellement : a) De promouvoir la bonne gouvernance et d’appliquer des politiques macroéconomiques rationnelles à tous les niveaux, et d’aider les pays en développement à mettre en place des politiques et investissements qui favorisent la croissance économique soutenue, encouragent les petites et moyennes entreprises, stimulent la création d’emplois et le développement du secteur privé ; b) De réaffirmer que la bonne gouvernance est indispensable au développement durable ; que des politiques économiques rationnelles, de solides institutions démocratiques à l’écoute des besoins des populations et de meilleures infrastructures sont à la base d’une croissance économique soutenue, de l’élimination de la pauvreté et de la création d’emplois ; que la liberté, la paix et la sécurité, la stabilité intérieure, le respect des droits de l’homme – y compris du droit au développement – et de l’état de droit, l’égalité des sexes, des politiques fondées sur l’économie de marché, et la volonté de créer des sociétés justes et démocratiques sont également indispensables et constituent des objectifs qui se renforcent mutuellement ; c) De faire de la lutte contre la corruption à tous les niveaux une priorité, et nous accueillons favorablement toutes les mesures prises dans ce domaine aux échelons national et international, notamment l’adoption de politiques qui privilégient l’obligation de rendre des comptes, une gestion transparente du secteur public ainsi que la responsabilité et l’obligation de rendre des comptes des entreprises, dont la nécessité de restituer les fonds transférés dans le cadre d’actes de corruption, comme l’exige la Convention des Nations Unies contre la corruption 5. Nous invitons instamment tous les États qui ne l’ont pas encore fait à signer, ratifier et appliquer ladite convention ; d) De canaliser les capacités et les ressources privées de façon à stimuler le secteur privé dans les pays en développement à travers des actions portant sur les secteurs public, public/privé et privé afin de créer un climat propice au partenariat et à l’innovation, susceptible de contribuer à l’accélération du développement économique et de la lutte contre la faim et la pauvreté ; e) De soutenir les efforts visant à réduire la fuite des capitaux et les mesures visant à mettre fin aux transferts illicites de fonds. _______________ 5 Résolution 58/4, annexe. 7

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