A/RES/60/1
b) Nous soulignons que la viabilité de la dette est déterminante pour la
croissance et importante pour la réalisation des objectifs nationaux de
développement, dont les objectifs du Millénaire pour le développement, et sommes
conscients que l’allégement de la dette peut faire beaucoup pour libérer des
ressources qui pourront être affectées à des activités concourant à l’élimination de la
pauvreté, à une croissance économique soutenue et au développement durable ;
c)
Nous soulignons en outre qu’il faudrait envisager de prendre des mesures
et des initiatives supplémentaires visant à assurer la viabilité à long terme de la dette
moyennant un accroissement du financement sous forme de dons, et l’annulation de
l’intégralité de la dette publique multilatérale et bilatérale des pays pauvres très
endettés, selon qu’il sera jugé nécessaire au cas par cas, envisager de réduire
sensiblement ou de restructurer la dette des pays à revenu faible ou intermédiaire
qui ne bénéficient pas de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés et dont
le niveau d’endettement n’est pas viable, et rechercher des formules qui
permettraient de gérer tous les aspects des problèmes d’endettement de ces pays.
Les formules en question pourraient être des échanges dette/développement durable
ou des arrangements de conversion de créances entre créanciers multiples. Ces
initiatives pourraient aussi prendre la forme de nouveaux efforts du Fonds monétaire
international et de la Banque mondiale pour développer le cadre devant permettre
d’assurer la viabilité de la dette des pays à faible revenu sans réduire l’aide publique
au développement ni compromettre l’intégrité financière des institutions financières
multilatérales.
Commerce
27. Un système commercial multilatéral universel, réglementé, ouvert, non
discriminatoire et équitable et une véritable libéralisation du commerce sont de
nature à stimuler considérablement le développement dans le monde entier, ce dont
peuvent bénéficier tous les pays, quel que soit leur niveau de développement. À cet
égard, nous réaffirmons que nous attachons une grande importance à la
libéralisation du commerce et que nous sommes résolus à veiller à ce que le
commerce contribue au maximum à promouvoir la croissance économique, l’emploi
et le développement pour tous.
28. Nous sommes résolus à faire le nécessaire pour que les pays en
développement, en particulier les moins avancés, participent pleinement au système
commercial mondial afin de satisfaire leurs besoins de développement économique,
et réaffirmons combien il nous importe que les pays en développement aient pour
leurs exportations un accès plus large et mieux assuré aux marchés.
29. Nous nous efforcerons d’atteindre l’objectif du Programme d’action de
Bruxelles4 qui consiste à ce que les pays les moins avancés aient accès pour tous
leurs produits d’exportation, en franchise de droits et hors quotas, aux marchés des
pays développés et à ceux des pays en développement qui sont en mesure de leur
accorder cet accès, et nous aiderons les pays les moins avancés à surmonter les
difficultés qu’ils rencontrent sur le plan de l’offre.
30. Nous sommes résolus à favoriser et à promouvoir un accroissement de l’aide
pour renforcer les capacités des pays en développement en matière de production et
d’échanges commerciaux, ainsi qu’à prendre d’autres mesures dans ce sens, et nous
félicitons de l’appui considérable déjà fourni.
31. Nous nous attacherons à accélérer et à faciliter l’adhésion des pays en
développement et des pays en transition à l’Organisation mondiale du commerce,
9