A/RES/60/1
153. Nous souhaitons – et c’est un élément central de la réforme générale de
l’Organisation que nous menons – que le Conseil de sécurité soit réformé sans
tarder, afin de le rendre plus largement représentatif, plus performant et plus
transparent, ce qui accroîtra encore son efficacité, la légitimité de ses décisions et la
qualité de leur mise en œuvre. Nous nous engageons à continuer à nous efforcer
d’aboutir à une décision à cette fin, et nous prions l’Assemblée générale d’examiner,
d’ici à la fin de 2005, les progrès accomplis sur cette voie.
154. Nous recommandons que le Conseil de sécurité continue à adapter ses
méthodes de travail de façon à ce que les États qui n’en sont pas membres
participent davantage, le cas échéant, à ses travaux, à ce qu’il réponde mieux de son
action devant l’ensemble des États Membres et à ce qu’il fonctionne dans une plus
grande transparence.
Conseil économique et social
155. Nous réaffirmons le rôle que la Charte et l’Assemblée générale ont confié au
Conseil économique et social, et nous constatons qu’il faut renforcer l’efficacité de
ses travaux en tant que principal organe responsable, d’une part, de la coordination,
de l’examen des politiques, de la concertation et de la formulation de
recommandations pour les questions relatives au développement économique et
social, et, d’autre part, de la réalisation des objectifs de développement
internationaux dont il a été convenu aux grandes conférences et réunions au sommet
organisées par les Nations Unies, y compris les objectifs du Millénaire pour le
développement. À ces fins, le Conseil devrait :
a) Promouvoir un dialogue mondial et un partenariat sur les politiques et
tendances mondiales dans les domaines économique, social, écologique et
humanitaire. Pour ce faire, le Conseil devrait offrir un cadre approprié qui permette
aux États Membres, aux institutions financières internationales, au secteur privé et à
la société civile d’engager au plus haut niveau un débat sur les nouvelles tendances,
politiques et actions mondiales, et se donner les moyens de réagir mieux et plus
rapidement aux événements survenant sur la scène internationale dans les domaines
économique, écologique et social ;
b) Tenir tous les deux ans, au plus haut niveau, un forum de la coopération
pour le développement, afin d’examiner les tendances de cette coopération,
notamment en ce qui concerne les stratégies, les politiques et les moyens de
financement, de favoriser une amélioration de la cohérence des activités de
développement des différents partenaires et de renforcer les liens entre les activités
normatives et opérationnelles de l’Organisation ;
c)
Assurer le suivi de l’application des textes issus des grandes conférences
et réunions au sommet des Nations Unies, notamment en ce qui concerne les
objectifs de développement convenus sur le plan international, et tenir chaque année
des réunions au niveau ministériel afin d’examiner sur le fond les progrès
accomplis, en faisant appel à ses commissions techniques et régionales ainsi qu’à
d’autres institutions internationales, conformément à leurs mandats respectifs ;
d) Appuyer et compléter l’action menée à l’échelon international pour faire
face aux crises humanitaires, notamment en cas de catastrophe naturelle, en vue de
favoriser l’amélioration de la qualité et de la coordination des interventions de
l’Organisation ;
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