A/HRC/RES/58/30
Notant la promulgation, le 22 juillet 2023, de la nouvelle Constitution issue du
référendum du 18 juin 2023, ainsi que l’annonce faite par le Gouvernement de transition
malien le 25 septembre 2023 de reporter les élections générales, y compris l’élection
présidentielle initialement prévue en février 2024,
Prenant note de la décision du Président de la transition, lors du Conseil des ministres
du 27 novembre 2024, demandant au Gouvernement de créer les conditions nécessaires à
l’organisation d’élections transparentes et apaisées devant mettre fin à la transition,
Demeurant préoccupé par les défis liés à la sécurité et à l’extrémisme violent ainsi
que par la poursuite des activités terroristes, la prolifération des armes légères, le trafic de
drogues et de migrants, la traite des êtres humains et d’autres formes de criminalité
transnationale organisée, en dépit des progrès tangibles enregistrés dans ces domaines,
Demeurant préoccupé également par la poursuite des violations des droits de l’homme
et des atteintes à ces droits, incluant des exactions, des violences sexuelles et basées sur le
genre liées au conflit, des violations à l’encontre des femmes, des filles, des enfants et
d’autres groupes vulnérables, et des violations du droit international humanitaire, ayant un
grave impact sur les populations civiles, malgré une réduction notable de ces cas de violation,
Rappelant qu’il importe que tous les auteurs de tels actes soient amenés à en répondre
devant les juridictions compétentes,
Demeurant préoccupé par la crise alimentaire et la situation de besoin d’assistance
humanitaire des populations touchées par le conflit, y compris les réfugiés et les personnes
déplacées au sein de leur propre pays, par le faible niveau récurrent du financement de la
réponse humanitaire et par l’insécurité qui continue d’entraver l’accès humanitaire,
soulignant que la situation humanitaire difficile a un impact disproportionné sur les femmes
et les filles, et condamnant les attaques dirigées contre le personnel humanitaire,
Notant les efforts des autorités de transition maliennes afin de privilégier le dialogue
inter-Maliens à travers l’appropriation nationale du processus de paix et de réconciliation au
Mali, se traduisant par l’élaboration en cours de la charte pour la paix et la réconciliation
nationale,
Notant également la volonté du Gouvernement et du peuple malien, exprimée en
diverses circonstances, notamment lors de la Conférence d’entente nationale suivie de
l’adoption d’une loi d’entente nationale, du dialogue national inclusif, des concertations
nationales, des assises nationales de la refondation et du dialogue inter-Maliens, de privilégier
le dialogue et la réconciliation dans le règlement de la crise,
Appelant les autorités de transition maliennes à intensifier leurs efforts pour restaurer
l’ordre constitutionnel, renforcer l’état de droit et lutter efficacement contre l’impunité,
les violations des droits de l’homme et les abus, ainsi que les violations du droit international
humanitaire, et notant les recommandations concernant la lutte contre l’impunité acceptées
par le Mali à l’issue du quatrième cycle de l’Examen périodique universel en mai 2023,
Saluant la coopération du Mali avec les mécanismes internationaux des droits de
l’homme et sa participation au quatrième cycle de l’Examen périodique universel,
et encourageant le pays à adresser des invitations à l’endroit des titulaires de mandat au titre
des procédures spéciales du Conseil,
Notant le renforcement du cadre institutionnel en matière de droits de l’homme avec
la création et l’opérationnalisation de la Direction nationale des droits de l’homme,
Rappelant les conclusions du Groupe de travail du Conseil de sécurité sur les enfants
et les conflits armés concernant la situation au Mali2,
Prenant note de la décision du retrait du Mali de la Communauté économique des
États de l’Afrique de l’Ouest et de la création de la Confédération des États du Sahel,
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S/AC.51/2023/3.