A/RES/58/206 financiers nationaux soient solides, et encourage le renforcement des institutions de microcrédit existantes ou nouvelles et de leurs capacités, notamment grâce à l’appui des institutions financières internationales ; 15. Souligne la nécessité d’aider les femmes des pays en développement, en particulier les associations locales de femmes, à avoir accès sans restriction aux nouvelles technologies, notamment dans le domaine de l’information, et à les utiliser pleinement en vue de renforcer leur pouvoir d’action ; 16. Encourage vivement les États à élaborer des lois et à réviser celles qui existent en vue d’accorder aux femmes, en toute égalité avec les hommes et sans restriction aucune, le droit de posséder des terres et d’autres biens, notamment transmis par héritage, et à entreprendre des réformes administratives et autres mesures nécessaires pour garantir aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes en matière de crédit, de capitaux, de technologies appropriées et d’accès aux marchés et à l’information ; 17. Prie les gouvernements d’encourager le secteur financier à intégrer une démarche soucieuse d’équité entre les sexes dans ses politiques et programmes, notamment : a) En étudiant des moyens viables d’atteindre les pauvres, en particulier les femmes, notamment au moyen de fonds internationaux publics ou privés ; b) En mettant en place des mécanismes d’épargne attrayants pour les pauvres, en particulier pour les femmes pauvres ; c) En effectuant des recherches en vue de mieux déterminer les caractéristiques, les besoins financiers et la rentabilité des entreprises appartenant à des femmes ; d) En s’employant à assurer un traitement égal aux clientes grâce à la sensibilisation de son personnel à tous les niveaux aux comportements sexistes et à accroître le nombre de femmes occupant des postes de décision ; 18. Prie également les gouvernements de veiller à ce que les femmes participent pleinement et en toute égalité à la prise des décisions ainsi qu’à l’élaboration et à l’application des politiques, à tous les niveaux, afin que leurs priorités, leurs aptitudes et leur potentiel soient dûment pris en compte dans les politiques nationales ; 19. Engage les gouvernements à prendre des dispositions, notamment sur le plan législatif, pour que le milieu de travail soit favorable à la famille et tienne compte des considérations spécifiquement féminines pour que les mères qui travaillent puissent allaiter leur enfant et pour qu’une assistance appropriée soit octroyée aux enfants des femmes qui travaillent et aux autres personnes à leur charge, et à envisager de promouvoir des politiques et des programmes qui permettent aux hommes et aux femmes de concilier leurs responsabilités professionnelles, sociales et familiales ; 20. Se déclare préoccupée par le fait que la pandémie du VIH/sida aggrave les inégalités entre les sexes et que les femmes et les jeunes filles assument une part disproportionnée du fardeau qu’impose la crise du VIH/sida, sont davantage exposées à l’infection, jouent un rôle clef dans le domaine des soins et sont devenues plus vulnérables à la pauvreté du fait de la crise du VIH/sida ; 21. Demande à la communauté internationale de s’employer à atténuer les effets d’une instabilité économique excessive et des perturbations économiques, qui 5

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