A/RES/58/206
Réaffirmant que les femmes contribuent de manière déterminante à l’activité
économique et à la lutte contre la pauvreté par leur travail, rémunéré ou non, au
foyer, dans la collectivité et dans le monde du travail, et que le renforcement de leur
pouvoir d’action est un facteur décisif dans l’élimination de la pauvreté,
Constatant que les questions relatives à la population et au développement,
l’éducation et la formation, la santé, la nutrition, l’environnement,
l’approvisionnement en eau, l’assainissement, le logement, les communications, la
science et la technique et les possibilités d’emploi sont des éléments importants
d’une lutte efficace pour l’élimination de la pauvreté, ainsi que de la promotion et
de l’émancipation des femmes,
Constatant également qu’il importe, à cet égard, de respecter tous les droits
fondamentaux de la personne, y compris le droit au développement, et de créer un
environnement national et international propice, notamment à la justice, à l’égalité
entre les sexes, à l’équité, à la participation civile et politique et à la liberté
politique, au service de la promotion et de l’émancipation des femmes,
Constatant en outre que l’égalité d’accès à l’éducation et à la formation,
notamment dans le domaine des affaires, du commerce, de l’administration, des
technologies de l’information et des communications et autres nouvelles
technologies est indispensable pour assurer l’égalité entre les sexes, l’émancipation
des femmes et l’élimination de la pauvreté,
Constatant que les dures conditions socioéconomiques qui existent dans de
nombreux pays en développement, en particulier dans les pays les moins avancés,
ont entraîné une féminisation accélérée de la pauvreté et que l’émancipation des
femmes est un facteur décisif dans l’élimination de la pauvreté,
Constatant également que l’élimination de la pauvreté et l’instauration et le
maintien de la paix contribuent l’une à l’autre et que la paix, en outre, est liée de
manière indissociable à l’égalité entre les femmes et les hommes et au
développement,
Consciente que, tout en créant des possibilités d’emploi pour les femmes dans
beaucoup de pays, les processus de mondialisation et de libéralisation ont également
rendu les femmes, en particulier dans les pays en développement, et plus
particulièrement dans les pays les moins avancés, plus vulnérables aux problèmes
causés par une instabilité économique accrue,
Constatant que la libéralisation des marchés peut avoir pour effet d’aggraver la
marginalisation socioéconomique des femmes dans le secteur agricole, notamment
par suite des pertes d’emploi parmi les petits exploitants agricoles, qui sont plus
souvent des femmes que des hommes, et soulignant que les petites exploitantes
agricoles doivent pouvoir bénéficier d’un soutien particulier et d’un renforcement de
leur pouvoir d’action pour faire face aux effets de la libéralisation des marchés
agricoles et profiter des occasions qu’elle offre,
Constatant également que l’élargissement des possibilités commerciales
offertes aux pays en développement, notamment du fait de la libéralisation des
échanges, permettra d’améliorer la situation économique de ces sociétés, notamment
des femmes, ce qui revêt une importance particulière dans les collectivités rurales,
Consciente que, bien que les femmes représentent une proportion importante et
de plus en plus forte des chefs d’entreprise indépendants, leur apport au
développement économique et social se trouve entravé, entre autres, par l’inégalité
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