A/RES/56/172
internationalement reconnues en matière de droits de l’homme, aux partisans et aux auteurs
de la violence sous quelque forme que ce soit, afin d’affermir la paix et d’assurer la
protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et encourage les parties à
recourir au dialogue pour régler leurs différends ;
7.
Demande instamment à toutes les autorités dans la région de coopérer
pleinement avec le Tribunal pénal international chargé de juger les personnes accusées de
violations graves du droit international humanitaire commises sur le territoire de l’exYougoslavie depuis 1991 et, en particulier, d’arrêter immédiatement tous les inculpés et de
les déférer au Tribunal, ainsi qu’elles en ont l’obligation, et de faire droit aux demandes du
Tribunal concernant l’accès à des renseignements et à des témoins ;
8.
Souligne qu’il faut empêcher les violations des droits de l’homme que
constituent la détention arbitraire, le maintien en détention de prisonniers politiques et la
discrimination fondée sur l’origine ethnique, la nationalité, la langue ou la religion, et y
mettre fin ;
9.
Souligne également qu’il faut continuer de progresser sur toutes les questions
qui ont une incidence sur l’exercice des droits de l’homme, en particulier la réforme de la
justice, l’impunité, la protection de tous les membres de minorités et la lutte contre le
crime organisé et la traite des personnes ;
10. Souligne en outre qu’il faut redoubler d’efforts en vue de faciliter le retour
rapide et librement consenti, en toute sécurité et dans la dignité, des déplacés et des
réfugiés et leur intégration ;
11. Souligne qu’il importe de continuer à chercher à savoir ce qu’il est advenu des
personnes portées disparues et encourage tous les États et toutes les parties à communiquer
des renseignements aux organisations compétentes en la matière, notamment par
l’intermédiaire des mécanismes de recherche du Comité international de la Croix-Rouge,
et à coopérer sans réserve avec des organisations comme le Comité international de la
Croix-Rouge et la Commission internationale des personnes disparues, qui s’emploient à
établir l’identité des personnes portées disparues et à déterminer ce qu’elles sont devenues ;
12. Encourage le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, le
Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, l’Organisation pour la sécurité et la
coopération en Europe et le Conseil de l’Europe à coopérer davantage dans la région,
notamment dans le cadre du Pacte de stabilité pour l’Europe du Sud-Est ;
13. Encourage la communauté internationale à continuer de verser des
contributions volontaires pour qu’il puisse être répondu aux besoins qui se font
impérativement sentir dans la région dans le domaine des droits de l’homme et sur le plan
humanitaire ;
14. Se félicite de la nomination du Représentant spécial de la Commission des
droits de l’homme chargé d’étudier la situation des droits de l’homme en BosnieHerzégovine et en République fédérale de Yougoslavie et demande à toutes les autorités et
à toutes les parties intéressées de coopérer pleinement avec le Représentant spécial dans
l’exercice de ses fonctions.
88e séance plénière
19 décembre 2001
3
Select target paragraph3
Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents