A/RES/60/178
précurseurs et d’équipements essentiels en vue de remonter en chaque cas jusqu’à la
source du détournement et d’empêcher ainsi la poursuite de l’activité illicite ;
Coopération judiciaire
15. Demande à tous les États de renforcer la coopération internationale entre
les autorités judiciaires et les services de détection et de répression à tous les
niveaux, en vue de prévenir et combattre le trafic de drogues ainsi que de mettre en
commun et promouvoir les meilleures pratiques opérationnelles pour empêcher le
trafic de drogues, notamment par la mise en place de mécanismes régionaux et le
renforcement de ceux qui existent déjà, la fourniture d’une assistance technique et
l’établissement de méthodes de coopération efficaces, tout particulièrement en
matière de contrôle aérien, maritime, portuaire et frontalier et dans l’application des
traités d’extradition ;
16. Reconnaît l’œuvre accomplie par l’Office des Nations Unies contre la
drogue et le crime dans le domaine de la coopération internationale, en particulier
par le biais de la fourniture d’une assistance juridique consultative et la mise au
point de directives concernant les meilleures pratiques, et encourage les États à
utiliser ces services et outils pour renforcer leurs lois et pratiques nationales ;
17. Demande instamment aux États Membres, sans s’écarter de leur système
juridique, de coopérer en vue de renforcer l’efficacité de l’action répressive visant
l’utilisation de l’internet menée pour lutter contre la criminalité liée aux drogues ;
Lutte contre le blanchiment d’argent
18. Engage les États à renforcer les mesures de coopération internationale et
d’assistance technique en particulier, destinées à prévenir et à combattre le
blanchiment du produit du trafic de drogues et des activités criminelles qui
l’entourent, avec l’appui du système des Nations Unies, d’institutions
internationales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, des
banques régionales de développement et, si nécessaire, du Groupe d’action
financière sur le blanchiment de capitaux et d’organisations régionales du même
type, à mettre en place des régimes internationaux intégrés de lutte contre le
blanchiment d’argent et ses liens éventuels avec la criminalité organisée et le
financement du terrorisme, et à renforcer les dispositifs existants ainsi qu’à
améliorer l’échange d’informations entre les institutions financières et les
organismes chargés de prévenir et de déceler le blanchiment du produit de ces
activités ;
19. Demande aux États d’envisager d’inscrire dans leurs plans nationaux de
contrôle des drogues des dispositions prévoyant la mise en place de réseaux
nationaux pour renforcer leurs capacités respectives de prévention, surveillance,
contrôle et répression des infractions graves liées au blanchiment d’argent et au
financement du terrorisme, de s’opposer en général à tous les actes relevant de la
criminalité transnationale organisée et de développer les réseaux régionaux et
internationaux existants qui s’occupent du blanchiment d’argent ;
Coopération internationale pour l’élimination des cultures illicites et
l’organisation d’activités de substitution
20. Salue les efforts faits par les États pour mettre en œuvre des programmes
novateurs d’activités de substitution concernant notamment le reboisement,
l’agriculture et les petites et moyennes entreprises, et souligne qu’il importe que le
système des Nations Unies et la communauté internationale contribuent au
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