A/HRC/RES/41/10 supposé ou potentiel, à collaborer davantage pour assurer un accès équitable à des médicaments et à des vaccins de qualité, sûrs et efficaces, d’un coût abordable pour tous, notamment pour les personnes vivant dans la pauvreté, les enfants et les autres personnes en situation de vulnérabilité ; 8. Préconise la coopération entre les États, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales, les institutions universitaires et de recherche, les fondations philanthropiques et le secteur privé, et recommande une amélioration de la cohérence des politiques et de la coordination des actions grâce à des approches associant tous les pouvoirs publics et plaçant la santé au cœur de toutes les politiques, pour que soient apportées des réponses face à des enjeux relatifs à la santé tels que le besoin d’activités de recherche-développement en santé publique, la mise en place de nouveaux cadres propres à valoriser l’innovation comme il se doit et l’amélioration de ceux qui sont en place, la fixation des prix des produits de santé et leur caractère abordable et la mise à profit des technologies novatrices, y compris l’informatique, et des réponses en matière de santé ; 9. Engage les États, en coopération avec d’autres parties prenantes, à redoubler d’efforts en vue d’assurer la continuité de l’approvisionnement en produits de santé de qualité, sûrs, efficaces et abordables grâce à des activités de recherche-développement répondant aux besoins en matière de santé publique, pour une application et une gestion efficaces des normes de propriété intellectuelle, d’assurer une sélection des produits de santé reposant sur des données factuelles et de tendre vers une tarification juste et abordable, d’adopter de bons principes de gestion des achats et de la chaîne logistique et de promouvoir une prescription et une distribution appropriées des produits de santé et leur utilisation rationnelle ; 10. Est conscient qu’il importe de former convenablement le personnel de santé, y compris les travailleurs sanitaires des collectivités, et d’améliorer le niveau d’instruction en matière de santé pour obtenir le meilleur état de santé physique et mentale possible et renforcer la couverture sanitaire universelle ; 11. Exhorte tous les États, les organismes et programmes des Nations Unies et les organisations intergouvernementales pertinentes, en particulier l’Organisation mondiale de la Santé, dans le cadre de leurs mandats respectifs, et invite les organisations non gouvernementales et parties prenantes concernées, y compris les sociétés pharmaceutiques, à promouvoir des activités de recherche-développement novatrices afin de pourvoir aux besoins des pays en développement en matière de santé, s’agissant notamment de l’accès à des médicaments et à des vaccins sûrs, efficaces, de qualité et d’un coût abordable et eu égard, en particulier, aux maladies qui touchent de manière disproportionnée les pays en développement, et de remédier aux difficultés liées au poids croissant des maladies non transmissibles, compte tenu de la Stratégie et du plan d’action mondiaux pour la santé publique, l’innovation et la propriété intellectuelle de l’Organisation mondiale de la Santé ; 12. Invite le Rapporteur spécial sur le droit qu’a toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, tout en explorant les nombreuses voies menant à la pleine réalisation de ce droit, à continuer de mettre l’accent sur la dimension relative aux droits de l’homme de l’accès aux médicaments et aux vaccins dans l’exercice de ses fonctions, conformément à son mandat ; 13. Invite les États Membres et l’ensemble des parties prenantes, notamment les organes, organismes, fonds et programmes compétents des Nations Unies, les organes conventionnels, les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales, les institutions nationales des droits de l’homme, la société civile et le secteur privé, à promouvoir la cohérence des politiques dans les domaines des droits de l’homme, de la santé publique, de la propriété intellectuelle, du commerce international et de l’investissement lorsqu’ils se penchent sur la question de l’accès aux médicaments et aux vaccins ; 14. Prie la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme : a) D’organiser, avant la quarante-sixième session du Conseil des droits de l’homme, un séminaire intersessions d’une journée complète consacré aux bonnes pratiques, aux principales difficultés et aux faits nouveaux concernant l’accès aux médicaments et aux vaccins, qui est considéré comme l’un des éléments fondamentaux du droit qu’a toute 6 GE.19-12330

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